Entreprises & Start-up Sur le papier, la Zoé, la voiture électrique de Renault a tout pour plaire: 135 km/h en vitesse de pointe, poids plume et... 0 g d'émissions de CO2. Seule ombre au tableau jusqu'ici: une autonomie limitée officiellement à 210 km (en réalité, on serait plutôt aux alentours de 100 à 150 km, selon ce test du magazine Le Point). Cette question de l'autonomie, qui transforme le moindre trajet au long cours en véritable chemin de croix, a d'ailleurs déjà été évoquée par LaLibre.be (plus de détails en cliquant ici).


Un point supplémentaire risque bien de fâcher les utilisateurs: la batterie de la voiture. Celle-ci n'est pas vraiment comprise dans le prix d'achat. Au contraire, elle fait l'objet d'un contrat de location avec le constructeur! Les tarifs commencent à 79 euros pour 10 000 km par an et peuvent atteindre 142 euros annuels pour 30 000 km. L'objectif serait de rendre ce type de véhicule, qui coûte aux alentours de 20 000 euros, plus accessible.


Impayé? Bloqué... à distance!


Et si on ne paye pas la location? C'est là que ça coince! Renault peut bloquer ses voitures à distance grâce à un programme informatique. Voilà qui ne plait pas beaucoup à l'Electronic Frontier Foundation (EFF), une organisation qui lutte pour la liberté des utilisateurs de produits digitaux.


Selon des propos repris par PC Inpact sur son site internet, l'EFF note qu'"au lieu de vendre aux consommateurs des voitures qu’ils peuvent utiliser, réparer, et mettre à niveau comme ils l’entendent, Renault préfère verrouiller les acheteurs dans un contrat de location avec un fabricant de batteries tout en faisant respecter le contrat avec des DRM [pour "Digital Rights Management", soit des "verrous numériques", NDLR] qui permet d’empêcher à distance le rechargement de la batterie."


Si la direction de Renault refuse de parler de verrou numérique sur ses voitures, nul doute que ces batteries "à abonnement" risquent de faire hésiter les conducteurs tentés par ce qu'on leur présente comme l'avenir de l'automobile.

Demande de rectification de Renault

Suite à la publication de cet article, Renault nous demande de rectifier l'information, "les batteries de Zoé disposent d’une unité de télécommunication (TCU) qui ne gère pas les DRM. Ce système de gestion électronique permet l’optimisation de la charge et de l’entretien tout en garantissant la sécurité au cours de l’utilisation. En aucun cas il n’interfère avec l’usage et la propriété de son véhicule par le client."