Si l'UCM s'est dite favorable à la proposition de certains experts d'instaurer un label "Covid safe" pour les lieux publics en Belgique, la fédération Horeca, de son côté, se montre plus sceptique et estime qu'il faut y aller "step by step" pour permettre la réouverture des établissements le plus rapidement possible.

Thierry Neyens, le président de la fédération Horeca Wallonie, juge que mettre en place un tel label prendrait trop de temps. "On ne va pas pouvoir mettre en oeuvre des labellisations en quelques semaines. Pour nous la priorité, c'est de pouvoir rouvrir début mai", rappelle-t-il. Il voit dans la proposition une "démarche plus marketing que sécuritaire".

Le président de la fédération est satisfait des protocoles déjà existants. "Ce n'est pas parce qu'on n'a pas de label qu'on n'est pas en conformité", assure-t-il. "Il y a eu un protocole lors de la réouverture du mois de juin qui a très bien fonctionné, globalement".

Il reconnaît tout de même le besoin de se pencher sur "le volet technologique", nécessaire pour "les établissements qui n'ont pas la possibilité de ventiler", notamment dans le secteur de la nuit. Pour Thierry Neyens, l'idée d'un label pourrait être une solution envisageable à plus long terme. "Dans l'immédiat non, mais dans le temps il y aura un intérêt. Pour autant qu'il n'y ait pas d'obligation, il faut laisser un libre choix aux établissements", insiste-il, en pointant le fait que certaines structures ne sont pas en mesure d'investir dans des appareils de filtrage de l'air. "Si on impose un niveau de normes, il faut à ce moment là un subventionnement des régions en ce sens."

L'Horeca wallon demande alors à ce que le secteur soit associé au cahier des charges du label.