Au total, 191.493 voitures neuves ont été mises en circulation au cours des quatre premiers mois de cette année, soit 17,3% de moins qu'il y a un an.

Une "baisse apparemment spectaculaire" mais qui doit être remise dans son contexte, selon la Febiac. En effet, "la baisse du marché en avril 2009 est comparable à la hausse qu'avait enregistré le marché en avril 2008 (avril 2008 = +29% par rapport à avril 2007). En d'autres termes, les immatriculations de voitures neuves se situent en avril 2009 au même niveau qu'en avril 2007, ou même un peu au-dessus", explique la Fédération belge de l'automobile et du cycle. "Ceci ne veut pas dire que le secteur automobile ne soit pas touché profondément par la crise. Il l'est, et cela se manifeste surtout dans le secteur du transport de marchandises", poursuit la Febiac, qui évoque des "immatriculations de camions, de semi-remorques et de remorques" qui se sont "écroulées".

Ce sont les camions qui enregistrent en effet le plus important recul au cours des quatre premiers mois de 2009: -33,3% pour les camions de distribution jusqu'à 16 tonnes et même -41,1% pour les véhicules lourds. La catégorie des semi-remorques est encore plus touchée: 42,9% d'immatriculations de moins que l'année passée, avec avril comme point le plus bas, -62,1%. Du côté des véhicules utilitaires légers, on recense également une forte baisse des immatriculations: -25,2% pour le mois d'avril et -19,6% en cumul pour les 4 premiers mois de l'année, toujours en comparaison avec l'année 2008.

Enfin, le segment des deux, trois et quatre roues motorisés a connu un mois d'avril au même niveau qu'avril 2008, tandis que la baisse du nombre d'immatriculations n'est que de 5,7% sur les 4 premiers mois de l'année. "Etant donné la situation économique très difficile, ceci doit être considéré comme un résultat satisfaisant", commente encore la fédération automobile. "Les constructeurs, les importateurs et les concessionnaires se battent pour survivre et attendent désespérément une relance de l'économie. Les mesures de crise mises en oeuvre tant au niveau fédéral que régional devraient donc certainement aussi bénéficier au secteur du transport", conclut la Febiac.