Banksys a repris, Banksys a rendu. Une erreur de manipulation chez Atos Worldline (ex-Banksys) a conduit certaines banques à débiter plus de 10 000 comptes pour des opérations déjà comptabilisées en... 2005, ont annoncé hier plusieurs journaux flamands. Heureusement, en collaboration avec les banques concernées, Atos Worldline a rapidement développé une solution pour créditer ces comptes à concurrence des mêmes montants.

"En raison d'une manipulation erronée chez nous, 10 519 transactions Bancontact/Mister Cash datant du 8 mars 2005 ont été présentées une nouvelle fois aux banques pour paiement", confirme Jean-Michel Dasnoy, porte-parole d'Atos Worldline, le nouveau nom de Banksys depuis la mi-2007.

La majorité des particuliers concernés par cette erreur sont des clients de la banque ING. Record Bank, filiale de cette dernière, a également été touchée, dans une moindre mesure, ainsi que la Banque de la Poste. L'erreur s'est produite dimanche soir. Banksys et ING l'ont repérée lundi matin. "Neuf fois par jour, nous rassemblons les informations des paiements effectués par carte Bancontact/Mister Cash pour les envoyer aux banques, explique Jean-Michel Dasnoy. Cela représente de 240 000 à 300 000 transactions. Dimanche, le disque de production utilisé pour cette opération comportait encore une petite partie d'informations portant sur des paiements datant de 2005. On ignore pourquoi. En principe, un programme efface systématiquement ces fichiers." Erreur humaine ou informatique ? "Il s'agirait plutôt d'une erreur informatique potentielle : une analyse est en cours pour le déterminer", répond le porte-parole d'Atos Worldline. Depuis mardi, les informaticiens du gestionnaire de réseaux de paiements et ceux des banques travaillent de concert pour créditer à nouveau les comptes débités sans raison.

"La solution est en cours de déploiement et, dans les 24 heures, tout sera remis en état", promet-on. Les opérations se feront à la même date-valeur, de sorte qu'aucun intérêt ne sera perdu. Les clients ne doivent effectuer aucune démarche : la banque se charge de remédier au problème directement. Ce couac d'Atos Wordline n'aura aucune conséquence du côté des commerçants chez qui les transactions ont été effectuées. La seule trace qui restera de cet épisode sera une double inscription, l'une compensant l'autre, sur l'extrait de compte des clients concernés. De quoi se remémorer ses achats de 2005...