C'est l'heure des bilans mais aussi des nouveaux défis pour Febelfin. Jan Vanhevel (KBC), qui succède ce mercredi à Luc Vandewalle (ING Belgique) à la présidence de la Fédération financière belge a défini hier plusieurs objectifs pour les années à venir.

Parmi ceux-ci «une transparence proactive envers la clientèle». Et cela au niveau de tous les produits (d'épargne, de crédit, etc.). Car même si les enquêtes montrent que l'image des institutions financières s'améliore (55pc d'avis positifs en 2005, contre 41pc en 2001), il y a encore des efforts à faire pour améliorer la compréhension de certains produits comme notamment les sicav.

Le secteur demande aussi «avec insistance» qu'une concertation constructive soit mise sur pied avec les autorités publiques. Peut-être a-t-il tiré les leçons des discussions difficiles sur le projet du gouvernement de taxer les sicav? Sujet sur lequel il reste prudent. «Nous attendons le texte définitif», a souligné hier l'administrateur délégué Michel Vermaerke.

Troisième priorité pour les années à venir: augmenter la croissance de l'activité financière. «Nous devons chercher le développement», a encore souligné Jan Vanhevel.

Les responsables de Febelfin ont aussi tenu hier à souligner l'importance du secteur financier qui, en 2004, représentait dans l'économie belge 5,7pc de la valeur ajoutée, 3,3pc de l'emploi et 5,7pc des rémunérations versées.

Quant au bénéfice «exceptionnel important» des banques de droit belge, il «masque la diminution du résultat courant», souligne encore le rapport annuel de Febelfin. L'amélioration du rendement du secteur s'explique aussi par une nette diminution des provisions pour risque.

Autre chiffre du rapport: de début 2004 à début 2005, l'effectif dans le secteur bancaire belge est revenu de 68381 à 66273.

© La Libre Belgique 2005