"Bayer annonce aujourd'hui son intention de vendre Environnemental Science", indique le groupe, précisant vouloir se concentrer sur ses activités agricoles, au moment où l'usage de produits phytosanitaires (pesticides) est de plus en plus décrié voire bientôt interdit.

Cette activité destinée aux usagers non professionnels, qui pèse 600 millions d'euros de chiffre d'affaires, fournit des produits phytosanitaires pour lutter contre les parasites, les maladies et les mauvaises herbes dans les zones non agricoles.

L'ancienne directrice de la division, Jacqueline Applegate, devrait prendre la tête de l'activité agrochimique "Crop Sience" en Amérique du Nord, a également annoncé Bayer.

Avalanche de procédures anti-glyphosate

Cette division a été considérablement étoffée par le rachat de l'américain Monsanto en 2018, mais fait face à une avalanche de procédures judiciaires aux Etats-Unis contre le glyphosate vendu sous la marque Round'up, un désherbant soupçonné d'être cancérogène par le Circ, une émanation de l'OMS.

Le groupe a conclu en juin dernier un accord de plus de 10 milliards de dollars pour mettre fin aux quelque 125.000 procédures dans ce dossier. Mais celui-ci a pour le moment été rejeté partiellement par la justice, réservée sur une partie de l'accord concernant les poursuites futures.

En Allemagne, Bayer fait aussi face à un recours d'actionnaires lui reprochant de ne pas les avoir informés sur les risques liés au Round'up lors de l'acquisition de Monsanto en 2016. L'actuelle autorisation dans l'UE du glyphosate expire fin 2022 et plusieurs pays européens ont déjà annoncé vouloir s'en passer dans les années à venir.

Bayer doit présenter ce jeudi ses résultats annuels de l'année 2020. Son chiffre d'affaires est attendu en baisse à 41,5 milliards d'euros, contre 43,5 en 2019, par les analystes cités par Factset. Le titre du groupe a été boosté par l'annonce, gagnant 3,32% à 55,11 euros à la Bourse de Francfort, sur un indice vedette Dax en hausse de 0,80% à 13.976,00 points.