Grand nettoyage de printemps avant l’heure chez Belgacom : "Parce que les usages et les attentes changent, nous voulons offrir une nouvelle gamme complète d’offres Internet à nos clients", annonce Haroun Fenaux, porte-parole du groupe. A partir du 1er mars, les nouvelles combinaisons relégueront les "Budget", "Light" et autres "Go" au placard et se diviseront en quatre produits, répondant à autant de profils : l’utilisateur sobre (2 GB par mois), avec un prix plancher (18,9 €/mois) ; une formule de référence, visant un large public, offrant 8 GB, soit le double l’actuelle formule "Light", pour 32,5 €/mois ; un produit destiné aux familles, qui pourraient par exemple télécharger une vingtaine de films sur le mois sans dépasser le volume fixé (42,9 €/mois) ; enfin, l’Internet à volonté, sans limite imposée sur le transfert de données, "pour peu qu’on reste dans les limites d’une utilisation privée raisonnable", précise-t-on chez Belgacom. Avis aux "gamers" insatiables et aux gros "downloaders" : même s’il vaut mieux s’assurer des limites effectives auprès de l’opérateur, on peut déjà y aller avant de n’être plus "raisonnable" Cette dernière formule coûte 56 €/mois. C’est la première fois que l’opérateur décide de ne plus octroyer de volume plafond, l’ancienne formule intensive se limitant à 60 GB/mois. Avis à ceux qui dépasseraient malgré tout les limites : les prix diminuent. Il en coûte 1 euro par GB supplémentaire pour les deux premiers plans ("Start" et "Comfort"), soit six fois moins cher qu’actuellement. Les abonnées à la formule "Favorite" paient leur GB excédentaire quatre fois moins cher. La nouvelle mouture des services Internet joue sur l’argument du prix, mais aussi et surtout sur la qualité des services et la fiabilité. "Nous n’avons pas la prétention d’être les moins chers du marché, bien que nous campions désormais 10 % sous la moyenne européenne des prix", explique Michel Goergis, vice-président du département "consommateurs". L’allusion vise notamment à répondre aux fréquentes critiques dont Belgacom fait l’objet lorsqu’elle est comparée à la qualité/prix offerte en France ou aux Pays-Bas. Et de rappeler que le groupe possède dans son portefeuille la marque Scarlet, dont la stratégie est davantage axée sur l’accessibilité des prix. "La courbe des tarifications de Belgacom n’a cessé de diminuer, mais nous souhaitons aussi offrir une vitesse accrue et un volume supplémentaire à l’entièreté de notre gamme de produits. L’un et l’autre sont complémentaires, et il ne sert à rien de gonfler le volume sans adapter le débit", poursuit Michel Georgis. Les quatre plans offrent en effet une vitesse de transfert accrue : "un client abonné à Internet "Favorite" (42,9 €/mois) pourra télécharger un album de musique sur son PC en trente secondes" , assure-t-on. Côté volume, les limites ont doublé ou triplé, de même que les messageries électroniques, qui passent de 50 MB à 1 GB. Ce qui représente vingt fois plus d’emails. "Là aussi, cela entre dans la logique d’adaptation aux usages. L’emploi du mail est l’incontestable application n°1 des surfeurs" , constate Haroun Fenaux. Ces boîtes de réception gonflées visent aussi la prometteuse cible de l’Internet mobile, marché en plein développement. Belgacom entend bien répondre aux attentes dans ce segment-là également. Pour info, la nouvelle structure tarifaire s’appliquera aussi aux clients actuels, qui seront avertis par courrier. Les formules revues et corrigées entreront en vigueur le 1 er mars.