"Nous soutiendrons des entreprises comme Opel si nos aides peuvent leur assurer un avenir, mais pas dans le cas où ces aides feraient long feu parce que l'entreprise a échoué sur le marché", a dit Mme Merkel dans une interview au quotidien populaire Bild.

Le gouvernement allemand s'est récemment donné "plusieurs semaines" pour décider d'une éventuelle aide à Opel, filiale de l'américain General Motors qui emploie près de 26.000 personnes en Allemagne et 50.000 en Europe. Opel réclame 3,3 milliards d'euros d'aides publiques pour être sauvé de la faillite.

"Avant de décider, nous devons prendre connaissance d'importantes décisions aux Etats-Unis, savoir ce que compte faire la maison-mère d'Opel, General Motors", a souligné la chancelière.

"Dans tout ce que nous faisons pour contrer la crise, nous gardons toujours en considération les finances publiques et la marge de manoeuvre pour les générations futures. Nous ne pourrons pas satisfaire toutes les demandes", a-t-elle ajouté, soulignant qu'on ne pouvait "naturellement pas" aider certaines entreprises, tout en abandonnant certaines autres, notamment des PME, à la faillite.

"C'est pourquoi nous sommes en train de déterminer des critères de décision, qui à la fin seront valables pour tous, quelle que soit la taille de l'entreprise".