Citant l'ébauche de réponses que Berlin doit apporter à la Commission européenne pour justifier les importantes aides publiques qu'il se propose de payer pour sauver Opel, Spiegel rapporte que le gouvernement allemand estime que les usines allemandes sont plus productives que celle d'Anvers.

Opel, filiale de l'américain General Motors, doit être repris par l'équipementier canadien Magna, mais le constructeur automobile en difficulté se verrait contraint de supprimer 11.000 emplois sur 45.730 en Europe, dont plus de 4.000 en Allemagne, 2.300 à Anvers, 2.100 en Espagne et au moins 1.300 en Grande-Bretagne. La Pologne serait aussi touchée, selon la presse.

La Belgique, la Pologne et l'Espagne craignent d'être désavantagées en termes de suppressions d'emploi par rapport à l'Allemagne. La commission européenne attend des réponses rapides de Berlin pour expliquer pourquoi les subventions proposées ne constituent pas des mesures protectionnistes. "Anvers, à l'heure actuelle, est l'usine avec la plus faible capacité de rendement en termes techniques", estime Berlin qui met en avant le fait que le coût de production de 2.818 dollars par automobile à Anvers est de 70 dollars supérieur à celui de l'usine allemande de Bochum. La fermeture de l'usine de Bochum "aurait des effets extrêmement négatifs sur l'ensemble de l'entreprise", selon Berlin pour qui la fermeture de l'usine d'Anvers aurait des effets "très limités" sur Opel.

Le gouvernement allemand estime également qu'une partie de la production espagnole devrait être transférée en Allemagne parce que les coûts de production en Espagne sont trop importants et que l'Allemagne, géographiquement, est plus proche des marchés à fournir.