Le groupe Besix (ex-SBB - Société belge des bétons) n’est plus coté depuis 7 ans, racheté qu’il fut en avril 2004 par ses principaux dirigeants et le groupe égyptien Orascom Construction Industries(OCI). Il n’en continue pas moins, avec une belle régularité, de présenter ses résultats annuels. C’est ce qu’il a fait lundi. En 2010, il a réalisé, toutes filiales confondues (Besix, Six Construct, Wust, Jacques Delens, Vanhout, Cobelba, West Construct, Socogetra, Franki Foundations, Lux TP, West Construct), dans toutes ses spécialisations (construction, travaux routiers, infrastructures, projets environnementaux, concessions et développements immobiliers) et sur l’ensemble des territoires où il œuvre (16 pays sur 4 continents), un chiffre d’affaires de 1,8 milliard d’euros. En baisse de 6,5 % par rapport à 2009.

Son bénéfice (résultat net cumulé) est toutefois en hausse de 23 % à 83 millions d’euros. "Malgré un début d’année avec un carnet de commandes réduit, résultant d’une baisse du chiffre d’affaires - persistance de la crise financière oblige -, le groupe Besix clôture 2010 avec des chiffres records, non seulement en valeur absolue (83 millions d’euros) mais en pourcentage de rentabilité (4,6 %)", s’est réjoui l’entreprise belge dans un communiqué. Une belle résistance donc due, partiellement "aux contrats à long terme, obtenus avant la crise".

LMBO (Leverage Management Buy Out) oblige, c’est toujours par rapport à 2004 que Besix se profile. A l’époque le chiffre du groupe n’atteignait pas les 800 millions d’euros. Son record absolu, il l’a décroché en 2008, avant la crise : 2,1 milliards. Le carnet de commandes a lui aussi évolué positivement passant de 850 millions d’euros début 2004 à 3,1 milliards début 2011, avec un maximum de 3,6 milliards début 2009. Le Groupe a également connu une belle progression en termes de personnel : 10000 collaborateurs en 2004 pour passer à 17000 en 2010 avec une pointe à 20000 en 2008.

Contre toute attente, la région du Moyen-Orient où Besix est très présent a participé de manière "significative" au chiffre d’affaires 2010 et à la rentabilité. "La disparition d’opportunités à Dubai a été compensée par les activités aux Emirats Arabes Unis", indique le groupe.

Qui ne semble pas du tout inquiet pour son avenir. Ni là, ni ailleurs. "L’agitation politique dans les pays où le Groupe Besix est présent, comme l’Egypte et le Bahreïn, exercent une influence réduite sur les activités. En Egypte où il construit des ouvrages de prises et de rejets d’eau pour une centrale thermique, les travaux ont repris après une semaine d’arrêt. A Bahreïn, la construction d’un pont-jetée se poursuit dans un environnement difficile", précise-t-il.

Mais le gros de ses activités reste belge (32 %). Qu’il confirme et conforte : en juillet 2010, il a acquis une participation de 75 % dans Parkeerbeheer, une société de gestion de parkings active en Belgique. "Cette nouvelle acquisition s’accorde avec la stratégie de diversification de Besix Group qui se profile en tant que groupe multiservices."