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La Vrije Universiteit Brussel (VUB) a obtenu, avec ses partenaires de Cambridge, de Paris et de Suisse, un subside européen de trois millions d'euros pour un projet de recherche sur des robots à réparation automatique, a-t-on appris mercredi. 

Brubotics, le centre de robotique de la VUB, dirige un projet de recherche européen sur des robots dits "moux". Cette nouvelle génération de robots est fabriquée dans des matériaux plus flexibles afin de pouvoir manipuler plus facilement des objets fragiles et travailler plus aisément avec des êtres humains.

Toutefois, parce qu'ils sont mous, ils sont également vulnérables aux fêlures et aux déchirures. Les réparations demandent beaucoup de temps et d'argent. C'est pourquoi Brubotics, avec des chercheurs de l'University of Cambridge, de l'École supérieure de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris (ESPCI-Paris) et du Swiss Federal Laboratories for Materials Science and Technology (Empa), cherche à développer des technologies grâce auxquelles les robots pourront se réparer eux-mêmes. Le consortium s'est associé au producteur de polymère néerlandais SupraPolix.

Concrètement, le but est que les robots puissent se réparer en cas de dommages, sans intervention humaine. Pour ce faire, il faut un matériau flexible à cicatrisation automatique qui peut détecter les dommages et prendre les mesures adéquates pour en guérir. La Commission européenne soutient le projet à hauteur de trois millions d'euros.

"Ces dernières années, nous avons déjà fait de premiers pas vers la création de matériau à réparation automatique pour les robots. Nous voulons approfondir cette recherche et, surtout, veiller à ce que les robots puissent être utilisés sans danger dans nos environnements de travail mais aussi de manière durable", explique le professeur de la VUB, Bram Vanderborght. "Grâce à un mécanisme d'auto-réparation, les réparations complexes et chères de cette nouvelle sorte de robots appartiendront au passé."