Parce que tant de personnes se trompent de numéro d'aide en cas d'urgence, les autorités veulent n'en promouvoir plus qu'un: le 112, mais avec un menu à choix multiples. Plusieurs problèmes techniques doivent cependant encore être résolus, rapportent vendredi Het Nieuwsblad, De Standaard et Het Belang van Limburg. Plus de 6 millions d'appels sont traités chaque année par les centrales d'aide d'urgence. Environ 30% d'entre eux sont des appels fantômes, des appels par inadvertance, des erreurs de numéro ou le fait de plaisantins mal inspirés. Beaucoup appellent les pompiers alors qu'ils veulent joindre la police, ou l'inverse.

Pour réduire le nombre d'appels inutiles, le SPF Intérieur élabore une liste de sujets pour lesquels il n'est pas opportun d'appeler les services de secours, mais plutôt un serrurier ou un couvreur par exemple.

En outre, à partir de l'année prochaine, le 1722, qui est actuellement un numéro activé temporairement, deviendra permanent pour tous les appels non urgents. Un point de contact en ligne sera également mis sur pied pour, par exemple, demander aux pompiers de retirer un nid de guêpes.

Enfin, les autorités travaillent à un menu à choix multiples qui se déroulerait dès qu'on joint le 112, le numéro d'urgence européen. Une voix enregistrée demanderait de composer le 1 pour les pompiers ou une ambulance, et le 2 pour une intervention urgente de la police. Plusieurs problèmes techniques doivent cependant encore être résolus pour que ce menu soit opérationnel dans tout le pays.