C'est dans un "contexte de crise sanitaire et économique compliqué" que Billy Bike a clôturé sa campagne de financement participatif. Un contexte particulier qui n'a cependant pas freiné les 467 investisseurs puisque le Billy a récolté un total de 223.100 euros. Bien que "les montants investis étaient plus bas que lors de la précédente campagne", les fondateurs Pierre de Schaetzen et Guillaume Verhaeghe se réjouissent du nombre d'investisseurs, devenus actionnaires. Un nombre qui est "plus important que le montant récolté" déclare Pierre de Schaetzen. "Nous sommes désormais 588 actionnaires Billy, pour la plupart Bruxellois et utilisateurs quotidiens du service. Ceci nous donne un avantage concurrentiel énorme et offre plus de poids au niveau politique", ajoute-t-il.

La société annonce avoir quintuplé son chiffre d'affaires depuis le début de l’année. Un succès qu’elle explique par la peur des transports en commun, le retrait de son concurrent américain Jump (Uber) et une pression automobile réduite. Il faut dire que Billy était la seule entreprise à avoir maintenu ses activités pendant le confinement contrairement à ces principaux concurrents qui avaient annoncé leur fermeture.

Doublement de la flotte

Le montant récolté par la jeune entreprise va permettre une amélioration de son service. "Notre vision est de devenir le nouveau transport public Bruxellois. Cela signifie une meilleure intégration avec les autres transports publics, plus de vélos, une meilleure couverture de la Région et des prix plus bas", explique le CEO. Billy a d'ailleurs annoncé avoir pu engager une partie de l’équipe de son concurrent Jump, ce qui permettra un meilleur entretien, une augmentation de la disponibilité et de fiabilité de sa flotte de vélos.

Une flotte qui va doubler d'ici 2021, en atteignant les 1.200 vélos. "Avec plus de vélos, nous pourrons ouvrir des nouveaux quartiers et assurer une présence plus importante dans les zones qui rencontrent une forte demande. Il nous faut maintenant convaincre les banques de nous aider à financer cette expansion. Mais vu les résultats des derniers mois, cela ne devrait pas poser problème", conclut Pierre de Schaetzen.