Les syndicats de Blokker dénoncent, à la lueur d'articles évoquant des soupçons d'escroquerie dans le chef de Dirk Bron, le "flou" et le "manque de sérieux" entourant le repreneur néerlandais. 

Ils réclament d'urgence une réunion de conciliation, ont-ils annoncé vendredi. Dirk Bron a acquis les 123 magasins Blokker de Belgique, qui seront progressivement transformés en Mega World. Fin février, la presse néerlandaise avançait que l'homme d'affaires était poursuivi par la justice de son pays. Il serait soupçonné d'avoir escroqué plusieurs partenaires commerciaux pour des millions d'euros, des accusations qu'il dément.

Lundi, une réunion entre les représentants du personnel et le repreneur a tourné au vinaigre. Les syndicats ont réclamé des éclaircissements quant aux soupçons de la justice néerlandaise. Dirk Bron s'en est agacé et a quitté prématurément la réunion, indique le Setca dans un communiqué.

Les organisations avaient également de nombreuses questions quant à la reprise. "Il n'y a rien de précis ni de bien concret. Pour nous, c'est beaucoup trop vague, trop flou, et totalement insuffisant", commente le syndicat socialiste.

Le Setca s'étonne aussi de ne pas avoir été informé d'un montant versé mensuellement à M. Bron en échange d'un accord avec l'ancien actionnaire portant sur le non-licenciement du personnel durant une année.

"N'ayant pas obtenu de garantie supplémentaire quant au maintien de l'emploi au-delà d'une année, vu le manque de sérieux et le flou total qui entourent ce personnage, nous avons fait en front commun avec les autres organisations syndicales une demande de conciliation auprès de la commission paritaire compétente", conclut le Setca.