Le PDG de Fortis Holding, Karel de Boeck, s'est dit confiant dans un vote favorable des actionnaires au rachat de Fortis par BNP Paribas lors de l'assemblée générale de la banque, dans un entretien au quotidien Les Echos daté de vendredi.

La Cour d'appel de Bruxelles, saisie par des actionnaires hostiles à BNP Paribas, a pourtant estimé mardi que seuls les actionnaires présents au capital avant le 14 octobre pourraient voter lors de l'assemblée qui se tiendra finalement le 29 avril.

En limitant le cercle des actionnaires autorisés à voter, les réfractaires veulent écarter les investisseurs spéculatifs entrés récemment au capital de Fortis Holding et plus enclins à soutenir BNP Paribas que les actionnaires de longue date qui ont vu leurs actions perdre l'essentiel de leur valeur.

Interrogé pour savoir si cette décision de justice, contre laquelle M. de Boeck dit avoir "introduit deux procédures judiciaires", pourrait mettre en péril l'opération avec BNP Paribas, il a répondu: "Je ne pense pas".

"Nous savons que plusieurs actionnaires ont approuvé le nouvel accord comme Deminor, VEB et certaines parties privées dont je ne peux citer le nom mais qui représentent plusieurs dizaines de millions d'actions", a-t-il dit.

Mais avec ce nouveau périmètre, le poids de l'assureur chinois Ping An qui avait rejeté l'accord lors de la dernière assemblée générale, est "relativement plus important", nuance-t-il. Au 24 mars, Ping An détenait 4,81% du capital de Fortis, d'après la banque, ce qui en fait le premier actionnaire.