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BNP lance une offre amicale sur la Banca Nazionale del Lavoro

AFP

Publié le - Mis à jour le

La banque française BNP Paribas, qui a multiplié en 2005 les acquisitions dans les pays émergents, s'apprête à lancer une offre d'envergure sur la sixième banque italienne BNL pour quelque 9 milliards d'euros. Elle a annoncé, vendredi soir, avoir passé des «accords conditionnels» avec 13 actionnaires de Banca Nazionale del Lavoro (BNL) pour acquérir 48 pc du capital de la banque italienne.Ce projet de rachat est déjà bien engagé puisque la banque française est assurée d'enlever deux tiers du capital de l'établissement transalpin. Samedi, la deuxième banque espagnole BBVA, qui ne fait pas partie des 13 actionnaires ayant signé ces accords, a annoncé qu'elle céderait sa participation de 14,75 pc au capital de BNL si l'offre de BNP Paribas se confirme.

De son côté, le conseil d'administration d'Unipol, réuni samedi, a approuvé l'accord de vente à BNP Paribas de sa participation de 14,75 pc ainsi que celle de ses partenaires dans la sixième banque italienne.

Cette acquisition, la plus importante jamais réalisée par la banque française depuis son rachat de Paribas en 1999, confortera sa place de second établissement de la zone euro par la capitalisation boursière, avec 71 milliards d'euros, talonnant l'espagnole Santander Central Hispano (SCH, 72 milliards).

Banque de taille moyenne, à la rentabilité faible mais disposant d'un réseau d'agences bien réparties sur le territoire, la BNL a semblé à la BNP un bon parti. Elle s'attend à réaliser 400 millions d'euros de synergies grâce à ce rapprochement dont l'impact sur son bénéfice par action avant coût de restructuration sera «positif» dès 2008, assure-t-elle. L'opération ayant été annoncée après la fermeture des marchés, la seule réaction est venue de l'agence de notation Fitch qui l'a jugée «pertinente» du point de vue de BNP Paribas.La banque de la rue d'Antin, qui devrait avoir dégagé un bénéfice net proche de 57 milliards en 2005, a prévu de financer le rachat de BNL par une augmentation de capital d'environ 5,5 milliards d'euros, une émission de fonds hybrides (sorte d'obligations) pour environ 2 milliards et ses propres ressources pour le solde.

Si BNP Paribas réussit son offre, BNL sera la seconde banque italienne à passer sous contrôle étranger après Banca Antonveneta, rachetée par la néerlandaise ABN Amro, alors que le secteur financier de la Péninsule a été longtemps réputé imprenable. (AFP)

© La Libre Belgique 2006

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