BNP Paribas a annoncé mercredi un bénéfice net en hausse de 3,1% à 2,46 milliards d'euros au deuxième trimestre, aidé par une plus-value de cession et une moindre taxation sur la période, et des résultats commerciaux en progression.

Ce résultat s'affiche supérieur aux attentes des analystes qui tablaient en moyenne sur un bénéfice net de 2,1 milliards d'euros, selon un consensus établi par Bloomberg. 

Comme le trimestre précédent, le groupe bancaire français profite du coup de pouce d'une plus-value liée à l'assureur vie indien SBI Life, d'un montant de 612 millions d'euros, tirée cette fois de la vente de 2,5% de ses titres. 

Le produit net bancaire (PNB), équivalent au chiffre d'affaires, augmente faiblement de 0,2%. 

Il atteint 11,2 milliards d'euros ce deuxième trimestre. Sans surprise, les activités de banque de détail continuent de pâtir des taux bas qui réduisent leurs marges. 

Pour compenser cet environnement durable de taux bas, BNP Paribas poursuit sa chasse aux coûts sur l'ensemble des réseaux de banque de détail, dont l'envergure est également réduite en Europe. 

Depuis début 2017, le groupe bancaire a supprimé 333 agences: 123 en France, 145 en Belgique et 65 en Italie. Il entend "fermer encore 229 agences d'ici 2021" en Belgique, précise t-il dans son communiqué. 

"L'accélération de la transformation digitale des habitudes bancaires de nos clients implique d'importants investissements dans la transformation de notre modèle de distribution. Pour ce faire, nous devons prendre en compte l'évolution exponentielle de la banque digitale et à distance, tout en conservant une présence physique forte sur le marché belge", se justifiait-il en mars dernier. 

En Italie, le groupe bancaire vient de lancer "un plan de départ anticipé s'appuyant sur une nouvelle loi favorisant les départs en retraite", augmentant ainsi la réduction d'effectifs prévue pour la porter "à environ 1.500 équivalents temps plein d'ici 2021". 

Le plan stratégique du groupe à horizon 2020 vise 3,3 milliards d'euros d'économies. 

Jusqu'ici 1,5 milliard ont été épargnés depuis sa mise en œuvre début 2017.

© AFP