Mi-décembre, la cour d'appel de Bruxelles avait suspendu le démantèlement de Fortis, nommé cinq experts et imposé la tenue d'une assemblée générale, afin que les actionnaires puissent se prononcer sur l'opération.

Cet arrêt avait conduit au nouveau deal avec BNP Paribas rejeté par l'assemblée historique du 11 février dernier et finalement au dernier accord du week-end dernier.

"BNP Paribas rejette certaines dispositions juridiques de cet arrêt et estime que certains de ses intérêts ont été lésés", a expliqué mardi une porte-parole en Belgique de BNP Paribas. Mais, selon la banque française, "le recours en cassation ne signifie pas que BNP Paribas veut retourner au protocole du 10 octobre 2008 ni qu'elle veut engager une guerre juridique avec certains actionnaires de Fortis holding".