A cause de l’épidémie du coronavirus, la première banque du pays a aussi décidé de suspendre son projet de supprimer les terminaux non cash.

Actualité oblige, il fut surtout question de l’impact de l’épidémie du coronavirus lors de la présentation vendredi matin lors d’une conférence de presse téléphonique des résultats de BNP Paribas Fortis. “On soutient toutes les mesures que le gouvernement va prendre”, a expliqué d’emblée le CEO, Max Jadot. “La priorité absolue est la santé, et la sécurité de nos clients et de nos collaborateurs. Des instructions ont été données depuis le 25 février pour ralentir la progression de la maladie”, a-t-il ajouté.

La banque a une capacité de télétravail pour environ 600 à 7000 collaborateurs, soit environ la moitié de ses effectifs. “À l’heure actuelle, 3500 collègues travaillent à distance. Quelques-uns ont été testés positifs, au-dessous de cinq. Parmi elles, il y a une personne en agence, agence qui a été temporairement fermée”, a expliqué Max Jadot.

Les agences resteront ouvertes, mais uniquement le matin pour assurer un “servicing”. L’après-midi, la banque donnera du conseil à distance. BNPP Fortis a pris cette décision sans s’être concertée avec les autres banques.

Le coronavirus a un impact direct sur le projet de supprimer les terminaux non cash. Ce projet du reste très critiqué par la clientèle âgée et non digitalisée, est en effet suspendu jusqu’à 19 avril. Environ 1000 terminaux doivent être remplacés par l’accès à des tablettes (entre 1400 et 1500) en agences. Dans ce cadre, des ateliers digitaux sont organisés par la banque pour aider les clients à faire leurs opérations bancaires via une tablette ou un smartphone. “Dans le contexte actuel, ce n’est pas une bonne idée de mettre des personnes âgées dans une salle de réunion”, a commenté Max Jadot.