Pour étayer son propos, la banque a annoncé la mise à disposition d'un milliard d'euros de crédits supplémentaires pour les entreprises et indépendants belges.

Durant le premier trimestre de 2009, BNP Paribas Fortis a enregistré une production de crédits en légère hausse, même si un fléchissement est désormais apparu depuis avril, à la suite de la détérioration de la conjoncture économique. "Sur les 12 derniers mois, qui ont été particulièrement difficiles, nous avons prêté 2,1 milliards d'euros de plus dans le marché", a soutenu Maxime Jadot, responsable "corporate and commercial banking".

Si le nombre de crédits octroyés fléchit, ce ne serait donc pas du fait des banques mais bien d'une baisse du nombre de demandes émanant des entreprises. "Nous appliquons les mêmes principes qu'auparavant dans l'octroi des crédits. Un bon projet reste un bon projet. Mais il est vrai qu'un risque plus élevé se traduit désormais par un coût du crédit plus élevé", insistent les responsables de BNP Paribas Belgique. "Les chiffres montrent une histoire légèrement différente de ce qu'on entend dans le marché", a estimé pour sa part Peter Vandekerckhove, responsable "retail et private banking".

Afin de montrer que les dépôts de la banque, désormais aux mains du groupe bancaire français BNP Paribas, soutiennent bel et bien les entrepreneurs et l'économie belges, BNP Paribas Fortis a annoncé mettre à disposition des entreprises et indépendants 1 milliard d'euros de crédits supplémentaires. "C'est une façon de dire: 'venez nous voir, le magasin est ouvert'", a expliqué Maxime Jadot. "Il y a eu un changement de dénomination mais nous avons toujours soutenu l'économie belge et nous allons continuer à le faire. Nous sommes une banque belge, active sur le marché belge, avec des décideurs belges, tout en faisant partie d'un grand groupe bancaire européen", a-t-il ajouté.

Enfin, les responsables de BNP Paribas Fortis ont laissé entendre que les dépôts des clients étaient en train de se rétablir depuis près de deux mois, tant dans les segments des moyennes entreprises que des petites entreprises et indépendants, et même des particuliers. "La banque, c'est de la confiance et la confiance est en train de revenir parce qu'on a retrouvé une certaine stabilité", a conclu Maxime Jadot.