"Nous sommes déterminés à regagner la confiance de nos clients, collègues et partenaires commerciaux en Chine", affirme le numéro 2 mondial du secteur dans un communiqué en marge de l'annonce de résultats trimestriels en forte dégradation du fait de la pandémie."Nous travaillons avec nos collègues en Chine pour faire tout notre possible pour gérer les difficultés actuelles et trouver une issue", écrit-il dans un communiqué.

H&M n'a pour l'instant pas donné de chiffres sur l'impact sur ses ventes du boycott en Chine, ni détaillé de mesures concrètes prises face à la crise.

La Chine, de plus en plus offensive face aux accusations de violation des droits de sa minorité ouïghoure, a pris le 24 mars des mesures de rétorsion contre le géant du prêt-à-porter, qui avait décidé l'an dernier d'arrêter d'utiliser du coton en provenance du Xinjiang, province peuplée d'Ouïghours.

Les produits de la marque suédoise ont été retirés des principaux sites de vente en ligne dans le pays, son 3e marché national au premier trimestre, où l'enseigne a réalisé 6 % de son chiffre d'affaires et compte environ 10 % du nombre total de ses points de vente.

Troisième marché du groupe

La Chine, qui venait de devenir le troisième marché du groupe avant le boycott, selon les résultats trimestriels, "est un marché très important pour nous et notre engagement de long terme dans le pays reste fort", affirme H&M, soulignant sa présence dans le pays depuis plus de trente ans.

Le groupe suédois a publié mercredi ses résultats trimestriels, avec une perte due à la chute de ses ventes provoquée par les effets de la pandémie.

Lors de son exercice trimestriel décalé (décembre-février), le géant de l'habillement a enregistré une perte nette de 1,07 milliard de couronnes (environ 104 millions d'euros), pénalisé par un recul de 21% de son chiffre d'affaires, à 40 milliards de couronnes.

Au 30 mars, envrion 1.500 magasins sur les 5.000 du groupe étaient temporairement fermés à cause des restrictions, a précisé le groupe, des fermetures "partiellement compensée par le maintien d'un fort développement en ligne".

En mars, les ventes ont toutefois progressé de 55 % par rapport à mars 2020, premier mois d'impact majeur de la pandémie.