économie

La croissance fragile mine le gouvernement Leterme

"Les mauvaises prévisions économiques rendent l'accord de gouvernement de Leterme Ier fictif", déclare le professeur d'économie Paul De Grauwe (K.U.Leuven) dans De Morgen. Le Fonds monétaire international a revu à la baisse vendredi les prévisions de croissance de la Belgique pour 2008 à 1,4 %. Le budget se base sur une croissance de 1,9 %. "Nous allons faire des adaptations sur base de chiffres réalistes", déclare le secrétaire d'Etat au Budget Melchior Wathelet (CDH). "La Belgique s'est sort plutôt bien. Les chiffres ne sont pas formidables mais ils sont bien meilleurs que dans d'autres pays européens". Les experts économiques ne partagent pas l'optimisme politique, peut-on lire dans De Morgen. "C'est trop facile de classer ces chiffres comme pessimistes", explique le professeur De Grauwe.

syndicats

Vandermeeren : "Le PS n'a plus la même écoute"

"Le PS en Wallonie ne s'engage plus assez au côté des travailleurs, et c'est un problème", explique l'administrateur-général de la FGTB wallonne Jean-Claude Vandermeeren dans La Libre Belgique. En ce qui concerne l'évolution de la concertation sociale en Wallonie, le syndicaliste estime "Le patronat devient de plus en plus doctrinaire, de moins en moins pragmatique. J'ai l'impression que les patrons obtiennent plus facilement satisfaction en faisant du lobbying auprès du gouvernement wallon ou de certains partis politiques qu'en jouant le jeu de la concertation." Il dénonce aussi l'attitude du PS. "Le parti socialiste n'a plus la même écoute, ça, c'est évident. Il a parfois l'air de préférer la compagnie des patrons à celle des syndicalistes. Le PS en Wallonie ne s'engage plus assez au côté des travailleurs".

social

Fossé pauvres-riches de plus en plus aigu à Bruxelles

Le fossé social entre les pauvres et les riches est de plus en plus grand à Bruxelles. "Ce fossé représenté un réel danger pour la ville et son avenir", estime le ministre-président bruxellois Charles Picqué (PS) dans De Standaard. Des chiffres du SPF Économie montrent que ce fossé a crû de manière considérable en quatre ans. Entre 2001 et 2005, la part des 10 % des Bruxellois les plus pauvres dans les revenus totaux a diminué de moitié. La part des 10 % de Bruxellois les plus riches a par contre augmenté sur cette même période de 29 à 34 %.