Une nouvelle signature sur le segment Alternext de la Bourse de Bruxelles: Emakina. Une signature bien sympathique puisqu'elle ouvre la voie à la croissance d'une entreprise spécialisée dans la conception et le développement de sites Internet. «Une entreprise qui marche et qui engage», nous assure en effet un de ses administrateurs, Karim Chouikri. «Nous comptons déjà 81 collaborateurs, dont 21 engagés rien que sur le premier trimestre».Et la rentabilité? «Nous sommes bénéficiaires depuis deux ans déjà», rappelle encore Karim Chouikri.

Mauvaise météo, mais...

La première cotation d'Emakina a eu lieu hier à la Bourse de Bruxelles dans un contexte globalement déprimé. Mais pour ses débuts, l'action Emakina a progressé légèrement passant de 8,55 euros, son prix d'introduction, à 8,69 euros. La capitalisation boursière de ce petit groupe a dès lors atteint 29,85 millions d'euros. Au terme de la procédure d'introduction, l'entreprise s'est retrouvée à la tête d'un pactole de 7,33 millions d'euros réservés au financement de sa croissance. Au total, l'opération a permis de récolter plus de 8,4 millions d'euros, et il s'agit de la plus importante levée de fonds enregistrée en juin sur Alternext parmi les entreprises actives dans les nouvelles technologies. «L'essentiel servira à financier des acquisitions, en Belgique, mais aussi dans les pays limitrophes». On parle ici d'une croissance rapide puisque, comme l'assure encore Karim Chouikri, le chiffre d'affaires a progressé de 91 pc au premier trimestre, d'une année sur l'autre.

L'âme de Cybercafé

Dans le communiqué relatif à cette opération, Brice Le Blévennec, président du conseil d'administration, se dit ravi: «Au vu des conditions des marchés financiers, nous considérons cette opération comme un succès. Elle permettra assurément à Emakina de procéder à des acquisitions et de financer sa croissance interne». Brice Le Blévennec, vous le connaissez sans doute si vous avez suivi en son temps les émissions Cybercafé 21 animées par ce spécialiste de l'informatique et du phénomène Internet. C'est lui qui a fondé Emakina en 1991.

Un coup d'oeil sur le prospectus d'émission permet de se faire une idée du niveau de risque d'une telle entreprise dans le chef d'un investisseur sérieux, mais, explique encore Karim Chouikri, «la valorisation des titres s'est faite à un niveau comparable à ce qui se fait ailleurs pour des entreprises du secteur».

© La Libre Belgique 2006