La compagnie aérienne Brussels Airlines veut réaliser des économies de plus de 160 millions d'euros sur base annuelle d'ici 2022, a-t-on appris de bonne source lors d'un conseil d'entreprise extraordinaire jeudi. 

L'objectif de réduction de coûts a été défini dans le cadre du plan d'avenir "Reboot". On n'en connaît pas encore l'impact sur les quelque 4.200 travailleurs. Les coûts de l'entreprise avaient atteint l'an dernier près de 1,6 milliard d'euros, selon les chiffres annuels de la société publiés à la Banque nationale. Comparativement à ce montant, il s'agirait donc d'une réduction des coûts d'environ 10%.

Selon le plan Reboot, Brussels Airlines doit évoluer dans les années à venir vers une compagnie de plus petite taille mais davantage profitable. Le but est ainsi d'atteindre une marge bénéficiaire d'au moins 8% d'ici 2022, avant d'à nouveau pouvoir penser à faire croître l'entreprise.

Impact sur les travailleurs à préciser

On ignore encore quel sera l'impact de ces économies sur les près de 4.200 travailleurs. Cela sera examiné dans les mois, voire années, à venir, département par département. La direction s'est engagée à compenser autant que possible les pertes d'emplois par des départs volontaires, même si des licenciements secs ne sont pas complètement exclus.

Le plan de départs volontaires est en cours de négociation avec les représentants des travailleurs. Le syndicat chrétien, en particulier, est réticent à signer une "page blanche", sans plus de précision sur l'impact exact et redoute que la direction veuille contourner la loi Renault (en matière de licenciement collectif) en répartissant les licenciements dans le temps. Les socialistes demandent eux aussi de la clarté sur le nombre de salariés concernés. Enfin, la formation libérale - la principale chez Brussels Airlines - est plus enclin à continuer à négocier des départs volontaires, afin d'éviter un licenciement collectif.