La direction de Brussels Airlines et les syndicats poursuivent leurs négociations ce lundi sur la restructuration de la compagnie aérienne.

Un accord a déjà été trouvé pour le personnel au sol, tandis que l'on se trouve en phase de finalisation pour le personnel de cabine. S'agissant des pilotes, les trois syndicats espèrent atterrir ce lundi ou mardi. Vendredi, direction et syndicats ont négocié jusqu'à tard dans la soirée. "Quelques points doivent encore être discutés, mais nous espérons arriver le plus rapidement possible à un accord", indique Anita Van Hoof, du syndicat socialiste BBTK/Setca.

La direction de Brussels Airlines a annoncé au mois de mai une restructuration qui menace un millier d'emplois sur les 4.000 que compte la compagnie aérienne. Des efforts sont également demandés au personnel qui restera à bord.

Les syndicats veulent jouer au maximum la carte des départs volontaires, afin de réduire les licenciements secs. "Des dizaines de personnes nous ont déjà fait savoir qu'elles voulaient quitter l'entreprise", souligne Filip Lemberechts, du syndicat libéral.

Les efforts demandés aux travailleurs qui resteront actifs au sein de la compagnie dépendront de la catégorie de personnel à laquelle ils appartiennent. "Les pilotes fourniront le plus d'efforts mais ils ont aussi les salaires les plus élevés. Tout le monde est prêt à apporter sa contribution", poursuit Anita Van Hoof.

Mais le sort de la compagnie aérienne dépend aussi de ce qu'il se passe outre-Rhin, où les actionnaires de Lufthansa, maison-mère de Brussels Airlines, doivent approuver jeudi le plan de sauvetage négocié avec le gouvernement allemand.

La compagnie aérienne allemande a elle-même mis en garde la semaine dernière contre un échec possible de ce plan de sauvetage prévoyant une injection de 9 milliards d'euros par l'Etat allemand en échange d'une prise de participation de 20% dans le capital. Un important actionnaire minoritaire du groupe allemand a déjà fait savoir tout le mal qu'il pensait de ce plan. Ce lundi, l'action Lufthansa cédait plus de 5% à la mi-séance à la Bourse de Francfort.