Confrontée à une forte concurrence sur ses destinations européennes, principalement par les low cost, Brussels Airlines s'en sort relativement bien. La compagnie aérienne belge a transporté 5,85 millions de passagers en 2007, soit un gain de 108 000 passagers. Son trafic est donc en hausse de 1,88 pc par rapport à 2006. Il faut dire que les deux produits (b.light, proche des tarifs low cost, et b.flex qui offre plus de flexibilité) lancés par la compagnie ont du mal à décoller. "Le nombre de passagers transportés s'est accru malgré une activité grandissante de la concurrence sur plusieurs routes et montre que le nouveau business model et la politique de bas prix ont répondu aux attentes du marché", rassure la compagnie dans un communiqué.

4 pc de passagers en plus

Elle rappelle que 2007 est une année de transition. C'est le 25 mars 2007 que SN Brussels Airlines et Virgin Express se sont alliées pour donner naissance à Brussels Airlines. C'est surtout les passagers de et vers l'Afrique qui ont permis à la compagnie d'afficher ces bons chiffres : leur nombre a crû de près de 8 pc par rapport à 2006.

Pour 2008, Brussels Airlines ambitionne de transporter 4 pc de passagers supplémentaires, grâce à l'extension de son offre (en capacité et fréquences) avec l'incorporation à sa flotte de deux avions (un Airbus A319 et un Boeing 737-400) dédiés aux destinations européennes. Elle mise aussi sur ses tarifs avantageux en Europe et la collaboration avec ses partenaires (Jet Airways, etc.). 2008 verra aussi le lancement de AirDC au printemps 2008, la nouvelle compagnie aérienne congolaise à laquelle participe (financièrement et sur le plan opérationnel) Brussels Airlines. Brussels Airlines veut aussi promouvoir le check-in par Internet. Entre 8 et 10 pc des voyageurs ont utilisé ce moyen permettant d'imprimer, chez soi, sa carte d'embarquement 24 heures avant le départ en 2007. Elle compte doubler ce pourcentage. La compagnie a aussi un autre projet dans ses cartons. Elle souhaiterait permettre à ses passagers de faire leur check-in par téléphone portable comme c'est le cas aux USA et en Amérique du Sud. "Les passagers recevront un code-barres en deux dimensions sur leur GSM, ce qui est source de gain de temps pour eux et d'économie pour la compagnie", dit-on. Brussels Airlines est prête, mais peu de passagers disposent de GSM de troisième génération nécessaires pour ce type de services, et l'aéroport ne dispose pas de bornes permettant la lecture des codes barres. Elle espère l'implémenter d'ici deux ou trois ans.