La Région bruxelloise se tient prête à prendre rapidement les mesures nécessaires pour former du personnel si l'hypothèse d'une augmentation de la production de l'Audi A1 et d'engagements supplémentaires par Audi Forest et ses sous-traitants se confirme.

Le centre de référence Iristech+ situé à deux pas de l'usine en serait le pivot, comme il l'a été pour VW, a affirmé mercredi le ministre bruxellois de l'Emploi Benoît Cerexhe.

En novembre 2006, le Conseil d'administration de VW Forest avait annoncé le rapatriement de la production de la Golf sur deux sites allemands, laissant dans la foulée quelque 3.300 travailleurs sur le carreau en Belgique.

Le site forestois est actuellement en restructuration en vue de produire l'Audi A1 avec 2200 ouvriers.

A l'occasion du premier anniversaire de la reprise de l'usine par Audi, son patron, Werner Widuckel, n'a pas écarté la possibilité d'un dépassement du volume de production de 120.000 unités par an pour le porter à 150.000, voire 160.000 unités.

Interpellant le ministre bruxellois de l'Economie, mercredi en commission des Affaires économiques du parlement bruxellois, le député écologiste Christos Doulkeridis a notamment suggéré la mise en place de mesures spécifiques par Actiris pour anticiper au mieux l'arrivée de l'Audi A1 et de répondre aux besoins spécifiques de l'entreprise en termes de recrutement.

Pour lui, il faut notamment favoriser la collaboration entre la firme Audi et les écoles techniques et professionnels de la Région bruxelloise, car les emplois réservés à des Bruxellois dans l'usine se sont toujours limités à quelques pourcents.

Pour Benoît Cerexhe, Iristech+, le centre de référence du secteur des Fabrications Métalliques et de l'Industrie Technologique pourrait être le pivot de formations que Bruxelles est prête à activer si le scénario de recrutements supplémentaires se précise.

Par ailleurs, le ministre Cerexhe a indiqué les 321 Bruxellois licenciés chez VW Forest et chez ses sous-traitants s'étaient vu offrir des mesures d'outplacements. 278 d'entre eux se sont inscrits chez Actiris et ont pris part à des formations. Trois quarts de ceux qui ont suivi ce parcours ont retrouvé un emploi.

Actiris poursuit un accompagnement intensif de ceux qui n'ont pas encore retrouvé du travail, a enfin précisé le ministre.