Ainsi, il apparaît que l'allongement aurait peu d'incidences sur le nombre de destinations pouvant être desservies. "Avec une piste de 2.550 mètres, on peut déjà aller de Charleroi à New York, en République dominicaine ou dans le centre de l'Afrique", note un administrateur de la Sowaer, la société wallonne des aéroports.

Selon une étude réalisée au printemps par BSCA, sans effectuer de travaux, 91,1% (174) des destinations desservies par Bruxelles National pourraient l'être aussi au départ de Gosselies. Ce ratio doit être ramené à 85,3% (11 destinations de moins) si l'on soustrait les vols actuellement réalisés à bord d'avions de type E (Airbus 330 et Boeing 747), pour lesquels l'aéroport carolo n'est ni équipé ni certifié.

Avec une piste à 2.950 mètres, 190 destinations, dont certaines avec avions de type E, peuvent être atteintes en décollant de la piste wallonne.

De plus, "les perspectives d'accroissement du nombre de passagers en cas d'allongement ne sont plus aussi importantes qu'au moment de l'étude Tritel", note un administrateur de l'aéroport. "Ni celles des retombées en emplois directs et indirects", poursuit-il.