Le conseil général de l'INAMI, qui regroupe les partenaires sociaux, les mutuelles et le gouvernement, a adopté définitivement et à l'unanimité lundi le budget 2014 de l'assurance maladie, indiquent lundi dans deux communiqués la mutualité socialiste - Solidaris et Santhea, l'association francophone professionnelle et patronale qui défend les intérêts des établissements et services de soins non-lucratifs, du secteur privé non-confessionnel et du secteur public en Wallonie et à Bruxelles.

Le budget 2014 a été fixé à 27,86 milliards d'euros, ce qui correspond à une hausse de 3 pc de la norme légale et de 1,4 pc de l'inflation.

Le conseil général a suivi la proposition du comité de l'assurance du 30 septembre.

Dans le cadre de ce budget, le prix de la consultation chez le médecin généraliste ainsi qu'auprès des spécialistes pourra augmenter l'année prochaine de 1,39%, soit l'application de l'index.

Les soins en hôpitaux seront un peu moins chers.

En effet, toute personne qui devra retourner à l'hôpital dans un délai de dix jours après une première visite ne devra plus payer une deuxième fois les frais forfaitaires de prise en charge.

Les hôpitaux ne pourront plus cumuler les différents forfaits, par exemple si des soins ambulatoires sont suivis d'une hospitalisation. Les frais d'hospitalisation seront dorénavant calculés sur base de nuitées passées à l'hôpital, et plus en fonction des jours d'hospitalisation.

Une enveloppe de 14 millions a été libérée pour financer l'octroi d'un barème aux aides-soignants.

Le budget prévoit également une manne de 20 millions d'euros pour une meilleure prise en charge des patients atteints de maladies rares et l'extension à tout le pays du numéro d'appel unique pour les urgences médicales.

Un budget "marqué du sceau de la rigueur budgétaire"

Pour la mutualité socialiste, "en concertation avec les acteurs de la santé, les mesures prises ont permis d'améliorer l'efficience et de préserver l'accessibilité et la qualité des soins". Ce budget "n'a pas imposé de nouvelles économies nettes à l'assurance maladie, ce qui est pour nous un motif de satisfaction", ajoute la mutuelle.

Ce budget 2014 est toutefois "marqué du sceau de la rigueur budgétaire", selon la mutualité socialiste qui rappelle qu'1,1 milliard d'euros d'économies ont été réalisées sur les exercices 2012 à 2014. Pour Santhea, le secteur hospitalier est de nouveau mis à contribution pour un montant de 50 millions d'euros. L'association patronale cite ainsi une économie de 3 millions dans le secteur de la dialyse hospitalière et de coupes dans le budget des soins intensifs alors que ce domaine a été refinancé il y a moins d'un an. Pour Santhea, ces économies auront un impact négatif direct sur le budget des hôpitaux, sur les patients et sur l'emploi.

La mutuelle socialiste, tout comme Santhea, estime encore que "le cadre budgétaire serré de ces dernières années n'a pas laissé de marge de manoeuvre pour le financement de nouvelles initiatives alors que de nombreux besoins importants restent insuffisamment couverts". Les deux acteurs citent notamment les domaines des maladies chroniques et du matériel médical.

Santhea souligne enfin la volonté du gouvernement de modernisation qui peut contribuer à générer des moyens permettant au secteur de se redresser à moyen terme.

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