Quelques jours après Jetair, Thomas Cook annonce la troisième adaptation de ses suppléments carburants. En mars, la tonne de kérosène était à 1032 dollars, ce qui avait donné lieu à une deuxième surcharge après celle de février ; or, sur la période du 21 mai au 20 juin, la moyenne s'est élevée à 1 328,31 dollars.

Sachant la décision impopulaire et, surtout, particulièrement lourde pour les familles, Thomas Cook a décidé d'en prendre une partie à sa charge : plus exactement celle qui incombe aux enfants jusqu'à 12 ans compris. "Nous faisons plus, ajoute Claude Pérignon, porte-parole de Thomas Cook, puisque nous ne facturons pas aux adultes la totalité de la hausse du coût." Exemple : pour la Crète, qui exige, pour un aller-retour, 158 kg de fuel par passager, le supplément (trois surcharges confondues) "justifié" est de 59,60 €, celui "facturé" par Thomas Cook de 52,20 €, soit un "financement" de 12,4 pc. Pour la Turquie, "destination phare cet été pour les familles", l'opérateur ne facture que 40,80 € alors qu'il devait exiger 66,40 (38,6 pc). "Et ce, quelle que soit la compagnie", précise Claude Pérignon. La leur, qui effectue environ 60 pc des vols, ou d'autres. "Il n'aurait pas été normal que certains clients, parce que nous les faisons voyager sur Pégasus ou sur Sky Airlines plutôt que sur Thomas Cook Airlines, soient lésés."

Ces suppléments sont facturés pour tous les dossiers existants pour un départ à partir du 1er août, ainsi que pour toute nouvelle réservation basée sur les catalogues été, quelle que soit la date de départ. Mais pas pour les vols secs, ni pour les last minute dont les prix sont calculés en connaissance de cause. D'ores et déjà les premiers voyageurs ont été avertis par leur agent de voyage. Parfois sans mot d'explication, les principaux intéressés devant déduire que les enfants évitent cette troisième surcharge.