Carburants multipliés par 6 en 35 ans

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P.Lo

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Les hausses successives des prix maxima des carburants irritent les transporteurs et exaspèrent les consommateurs. C'est compréhensible. En trente-cinq ans, ceux-ci ont été multipliés quasiment par 6 (indice 582), d'après l'Institut pour un développement durable. Ainsi, si le litre d'essence «normale» valait 0,208 € en 1970, le litre de 95 sans plomb vaut aujourd'hui 1,2740 €. Ces chiffres absolus doivent être relativisés. Déduction faite de l'inflation, l'essence et le diesel connaissent encore un différentiel de 4,41pc par rapport aux prix de 1970. En dépit de la tendance baissière de ces derniers jours, ils se rapprochent toutefois de leurs records historiques en termes réels.

Trafic trois fois plus intense

Ces douze derniers mois, la hausse du coût du kilomètre parcouru va de + 2,4 à + 3,8pc, estime l'IDD qui se fonde sur une hausse du prix de l'essence de 15,8pc au cours de la période considérée et tient compte de la répartition coûts fixes/coûts variables. Sous le titre «Comptes de la folie routière», l'Institut, animé par MM. Paul-Marie Boulanger et Philippe Defeyt, livre d'autres informations.

- Depuis 1970, le trafic routier a été multiplié par plus de trois dans le pays. Les déplacements en voiture représentent 85pc du total.

- Le taux de croissance annuel du trafic routier a tendance à baisser avec le temps (il n'était plus que de 1pc en 2003). Depuis 1990, il «colle» à l'évolution de la croissance économique alors qu'il a augmenté plus qu'elle jusqu'à la fin des années 80.

- Les émissions de CO 2 liées au trafic routier ont augmenté d'environ 150pc depuis 1970 et de plus de 25pc depuis 1990! Elles représentent 20pc des émissions totales et suivent une courbe ascendante.

- Chaque année, le Belge consacre 1,5 mois de revenus en moyenne pour acheter et utiliser son auto.

- Malgré la hausse des prix des carburants routiers depuis 1970, le Belge peut s'approvisionner davantage (40pc de plus) parce que le revenu disponible moyen a augmenté plus encore.

- Le trafic autoroutier représente plus d'un tiers du trafic total et le Belge «moyen» passe environ 6 heures par semaine en voiture, complète l'IDD.

© La Libre Belgique 2005

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