La logistique coûte trop cher à Carrefour Belgium. La filiale belge du numéro un européen de la distribution (propriétaire de GB) a annoncé, mardi, lors d'un conseil d'entreprise extraordinaire, son intention de confier, à partir du 1erjuillet, l'exploitation de ses centres logistiques de Ternat et Kontich au groupe américain ACR Logistics, expert en logistique. Il y a plus d'une dizaine d'années, le leader belge avait déjà externalisé la gestion de son dépôt de Nivelles à Exell qui l'a depuis lors recédé à ACR.

Les entrepôts de Kontich et Ternat, qui emploient respectivement 472 et 351 personnes, approvisionnent en produits d'épicerie les supermarchés GB et les hypermarchés Carrefour.

Cherchant à réduire les coûts, le groupe français avait à son arrivée réorganisé le réseau logistique, en réduisant le nombre de centres logistiques et en investissant dans la modernisation du site de Kontich. Malgré ces efforts, les performances de la logistique en Belgique restent inférieures à celles des autres filiales de Carrefour et du marché, explique Geneviève Bruynseels, la porte-parole de la direction. Le surcoût (50 millions d'euros) «pèse sur les magasins, freine leur développement, pénalise l'entreprise et hypothèque son avenir», complète le groupe dans un communiqué. Même si Carrefour a réussi son pari de redresser l'enseigne belge, son résultat d'exploitation demeure toutefois «encore insuffisant», estime le distributeur qui a dès lors décidé d'externaliser la gestion de ses deux derniers dépôts. Dans la plupart des pays où Carrefour est présent, ce métier est généralement sous-traité à des tiers et notamment à ACR, qui est «le plus gros prestataire de services de Carrefour dans le monde».

Garanties pour le personnel

Le personnel concerné gardera son emploi, ses conditions de rémunération, son ancienneté et ses avantages, a assuré Carrefour Belgium. Le nouvel employeur promet en outre de développer les sites pour d'autres clients que Carrefour. Malgré ces garanties, le personnel des deux centres concernés a arrêté le travail.

Les syndicats devaient se consulter mardi soir sur la poursuite d'éventuelles actions.

© La Libre Belgique 2005