Le ministre s'est engagé par ailleurs à mettre Carrefour devant ses responsabilités et d'aider si nécessaire au transfert des magasins concernés, avec le savoir-faire, vers d'autres enseignes ou franchisés. Au niveau wallon, la Région mettra en place des mécanismes de reconversion. Le ministre Antoine a rencontré mercredi la direction du groupe Carrefour. Celle-ci a confirmé les 21 fermetures de magasins (dont 5 en Wallonie), provoquant 1.672 pertes d'emploi (dont 515 en Wallonie), ainsi que la franchise ou la revente de 27 magasins.

"Mais il plane encore une incertitude sur le nombre exact de pertes d'emplois car Carrefour annonce que son plan d'investissement de 300 millions d'euros, qui permettrait de maintenir 59 magasins en direct, est conditionné à la réussite sociale de la restructuration", a commenté André Antoine, soulignant aussi que rien n'est actuellement abouti dans le cadre de l'éventuel rachat par le groupe Mestdagh. "Nous serons attentifs à ce que ce rachat s'accompagne de la reprise du savoir-faire", a fait remarquer le ministre.

La catastrophe sociale n'aurait pas pu être pressentie, a-t-il par ailleurs précisé, interpellé par le MR, soulignant que le Forem examine actuellement des demandes de crédit d'adaptation pour 1.800 personnes. "Rien n'aurait donc pu nous alerter", a-t-il commenté. Sur le fond, tant M. Antoine que son collègue de l'Economie, Jean-Claude Marcourt, ont dénoncé les erreurs commises par le groupe Carrefour.

"Carrefour s'est planté et a commis des erreurs stratégiques. Il était la 1ère chaîne et est passé 3e. Ce ne sont cependant pas les dirigeants de Carrefour qui payeront les erreurs mais bien les travailleurs", a souligné Jean-Claude Marcourt.