La société belge Cartamundi, leader mondial des cartes à jouer et jeux de société qui avait réalisé 440 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2019, table sur une croissance d'environ 10 % pour 2020. "La crise liée à l'épidémie de coronavirus a eu des conséquences sur la cadence de nos treize sites de production dans le monde, ainsi que sur nos ventes avec par exemple la fermeture des casinos, partage le directeur de la communication Marco Van Haaften. Nous avons toutefois gardé le cap grâce à une très forte demande liée aux confinements et à l'engouement pour les jeux d'intérieur".

Une bonne année, qui conforte donc l'entreprise dans son investissement de "plusieurs millions d'euros" dans un nouveau centre de R&D de 600 m² près de son siège social, à la pépinière d'innovation Open Manufacturing Campus (OMC) de Turnhout. Le lieu en préparation depuis deux ans et dont l'aménagement a commencé en novembre dernier, est déjà opérationnel avec cinq salariés. Il rassemblera à terme une vingtaine d'ingénieurs, et les recrutements sont en cours.

500 millions de jeux de cartes fabriqués en 2020

Cartamundi compte 2500 collaborateurs dont une soixantaine dédiés à la Recherche & Développement. Le nouveau centre, qui ancre la position de l'entreprise en Flandre et en Campine, a pour objectif de coordonner les projets R&D de la société au niveau mondial. "Une équipe d’ingénieurs va se concentrer sur la recherche de solutions pour innover et numériser notre production, nos produits et nos processus", précise Steven Nietvelt, responsable innovation.

© Cartamundi

En 2020, Cartamundi a fabriqué 60 millions de jeux de société, dont le célèbre Monopoly, et plus de 500 millions de jeux de cartes classiques ou à thème (Uno, Pokémon...). Enfin, l'entreprise qui conçoit aussi ses propres produits et dispose d’un portefeuille de marques emblématiques telles que Bicycle (depuis 1848), Bee, Copag ou Shuffle, reste optimiste dans ses perspectives 2021. "Nous connaissons un très bon un début d'année, bien meilleur qu'une année classique car la période post-fêtes est compensée par les différentes restrictions sanitaires qui obligent les gens à rester chez eux, analyse Marco Van Haaften. La suite est incertaine, mais dans l'attente nous restons positifs".