"Quelque 5.300 employés basés à Hong Kong seront licenciés, et environ 600 employés basés ailleurs qu'à Hong Kong pourront eux aussi être affectés en fonction des modalités des réglementations locales", a indiqué la compagnie dans un communiqué.

Cathay Pacific vient ainsi s'ajouter à la longue liste des compagnies aériennes qui procèdent à des suppressions d'emplois en raison des difficultés provoquées par la pandémie de coronavirus, qui a drastiquement réduit les voyages internationaux.

Ces supressions d'emploi, présentées mercredi dans le cadre d'un plan de restructuration, représentent quelque 17% du nombre total des employés de la compagnie.

Au total, en tenant compte des départs naturels et du gel des embauches, ce sont quelque 8.500 emplois qui vont être supprimés.

Cathay Dragon, appelé à disparaître, effectuait jusqu'à présent des vols court et moyen courriers en Asie, qui seront repris par Cathay Pacific, sous réserve de l'approbation des autorités aériennes.

"La pandémie dans le monde continue d'avoir un effet dévastateur et l'abrupte vérité est que nous devons fondamentalement restructurer le groupe pour survivre", a déclaré le patron de la compagnie aérienne, Augustus Tang, dans un communiqué.

Le chiffre d'affaires de Cathay Pacific a plongé de 80% sur un an au cours du premier semestre 2020, selon l'IATA, l'Organisation internationale du transport aérien, alors que la compagnie continue à faire face à des coûts fixes importants comme les salaires, la maintenance ou les taxes d'aéroport.

Même avant la pandémie, la compagnie était déjà en difficulté après des mois de manifestations à Hong Kong qui l'ont privée de nombreux clients, principalement en provenance de Chine continentale.

Elle avait également eu à subir les foudres des autorités de Pékin en raison du soutien de nombre de ses employés aux manifestations pro-démocratie.

De plus, au début de la pandémie, Hong Kong subissait déjà une récession et les comptes de Cathay Pacific étaient dans le rouge.

Selon M. Tang, la compagnie dépense jusqu'à deux milliards de dollars hongkongais (260 millions de dollars) chaque mois en pure perte pour se maintenir à flot.

Avec les suppressions d'emploi annoncées, Cathay espère réduire de quelque 500 millions de dollars hongkongais ses dépenses mensuelles.

Selon un scénario optimiste contenu dans une note aux investisseurs, Cathay Pacific espère opérer l'an prochain à la moitié de ses capacités d'avant la pandémie.