La Caisse des dépôts et consignations a voulu préserver les équilibres franco-belges qui régissent le fonctionnement de Dexia, lors de la crise provoquée fin 2004 par les discussions sur un rapprochement avec Sanpaolo IMI, a déclaré jeudi Francis Mayer, directeur général de la CDC.

S'exprimant à l'occasion de la présentation des comptes 2004 de la CDC, il a relevé que l'actionnariat de Dexia était très déséquilibré au profit de la partie belge, où trois actionnaires détiennent 38pc du capital du groupe, alors que le premier français, la CDC, n'en contrôle environ que 8pc. Mais il a souligné aussi que le fonctionnement de la banque reposait sur un équilibre franco-belge au sein des instances dirigeantes.

La prise de position des trois grands actionnaires belges contre le rapprochement envisagé avec Sanpaolo «a créé des troubles et des difficultés au sein de Dexia», a dit Francis Mayer.

Le rôle de la CDC a été de «veiller à ce que l'équilibre franco-belge - qui était menacé puisqu'il y avait eu un communiqué commun des actionnaires belges pour la première fois de l'histoire - et les engagements qui avaient été pris soient tenus et respectés. Ce n'était pas tout à fait simple mais ceci a été fait et les engagements seront tenus», a ajouté le directeur général.

© La Libre Belgique 2005