FINANCIAL TIMES

* Belgian PM hits out at VW over job cuts

Le Premier ministre belge, Guy Verhofstadt, s'en est pris à Volkswagen hier l'accusant de sacrifier des milliers d'emplois sur son site à Bruxelles pour éviter des réductions politiquement difficiles dans sa patrie. En juin dernier, Wolfgang Bernhard, qui dirige le groupe VW, avait déclaré aux travailleurs de Wolfsburg que leurs salaires étaient plus d'un tiers plus chers que ceux des autres sites allemands. VW a rappelé hier que les coûts de la main-d'oeuvre sur le site bruxellois sont les mêmes que ceux de Wolfsburg et supérieurs à ceux du site de Mosel. Renault avait formulé des accusations similaires lorsqu'il avait fermé le site de Vilvorde en 1997.

WALL STREET JOURNAL

* VW to Halt production of Golf model in Brussels

Volkswagen va arrêter la production de la Golf sur son site de Bruxelles provoquant la perte de milliers d'emplois d'ouvriers dans un pays où les emplois de "col bleu" diminuent rapidement. Les emplois d'ouvriers sont rares à Bruxelles où le taux de chômage est de quelque 20 pc. Volkswagen est l'un des employeurs privés les plus importants dans la ville. Le Premier ministre belge a critiqué la décision de VW qu'il a attribuée à des "intérêts nationaux" et a annoncé son intention de rencontrer les dirigeants de VW.

LA TRIBUNE

* Volkswagen entame sa restructuration en Belgique

Les salariés du site de Bruxelles avaient raison de penser que le départ de Bernd Pischetsrieder de la tête du premier constructeur automobile européen n'annonçait rien de bon. Le groupe a annoncé, hier, que la production de la Golf va y être suspendue pour être concentrée sur les deux sites allemands de Wolfsburg et Mosel. VW a indiqué "tenir au site bruxellois" mais n'a pas précisé quel produit pourrait tourner à l'avenir sur les chaînes.

LE MONDE

* La suppression de 4.000 emplois chez VW est vécue comme une catastrophe nationale en Belgique

La direction de VW a annoncé hier la suppression de quelque quatre mille emplois, soit près des trois quarts de l'effectif. Dix ans après la fermeture brutale de l'usine Renault de Vilvorde et le licenciement de 3.000 salariés, la Belgique a l'impression de revivre une nouvelle catastrophe nationale. Grâce à toute une série de mesures - dont l'annonce, cet hiver, de vingt mille suppressions de postes en Allemagne - la situation de Volkswagen s'est améliorée cette année, mais sa rentabilité reste défaillante. En septembre, les salariés allemands du constructeur ont accepté de travailler quatre heures de plus par semaine sans augmentation de salaire. En contrepartie, le puissant syndicat allemand IG-Metall a obtenu que Volkswagen rapatrie une partie de la production en Allemagne. Un engagement qui concourt à expliquer les suppressions d'emplois à Bruxelles.

LE FIGARO

* Près de 4.000 emplois menacés chez Volkswagen en Belgique

L'arrêt de la production de la Golf à Bruxelles est un nouveau coup de tonnerre dans le paysage belge, dix ans après la fermeture de Renault Vilvorde. Le constructeur allemand a beau les récuser, les soupçons de "patriotisme économique" n'ont pas tardé. Dès hier, le Premier ministre belge, Guy Verhofstadt, s'est dit choqué que des considérations nationales aient motivé la décision de VW. Pour la Belgique, le coup est rude. Cette restructuration signifie la disparition de près du quart (21pc) de la production automobile nationale. Et illustre la fragilité de son tissu industriel: depuis 1990, la construction automobile belge a perdu près de la moitié de ses effectifs.

DE VOLKSKRANT

* Massaontslag VW choqueert België

La Belgique est très choquée par la disparition de près de quatre mille des 5.685 emplois sur le site bruxellois de Volkswagen. Même s'il était question de restructuration depuis plusieurs mois, le coup est rude pour la Belgique. Les deux sites allemands de fabrication de la Golf, Wolfsburg et Mosel, continueront à produire ce modèle et conserveront leurs effectifs en personnel. Or, selon le Premier ministre belge, les coûts salariaux en Belgique sont inférieurs à ceux pratiqués en Allemagne grâce, notamment, à certaines mesures fiscales.