Il y a beaucoup de frustration et de mécontentement parmi les anciens travailleurs de Swissport, la société d'assistance aéroportuaire en escale active à Brussels Airport et tombée en faillite il y a quelques semaines, à propos des méthodes de travail d'Alyzia, qui lui a succédé, selon le secrétaire syndical Fouad Bougrine de l'ACLVB/CGSLB. 

Le recrutement et la rémunération semblent susciter quelques ressentiments parmi eux. La société française est active à l'aéroport depuis ce 1er juillet, où elle jouit d'une licence temporaire en attendant de trouver un remplaçant définitif à Swissport. Elle a actuellement des contrats avec quatre compagnies aériennes et utilise environ 40 travailleurs intérimaires pour les opérations de manutention.

"Alyzia embauche des travailleurs intérimaires par l'intermédiaire de Randstad et a soumis à cet effet une liste d'anciens travailleurs de Swissport", explique le syndicaliste libéral. "Apparemment, une sélection a été faite parmi ceux qui sont prêts à faire n'importe quoi sans protester, même à coopérer à des pratiques illégales telles que la convocation de personnes à peine une heure avant qu'elles ne commencent leur travail", dénonce-t-il.

"Cela entraîne une grande frustration chez les personnes qui ont plus d'expérience, de formation et de compétences pour certaines tâches et qui se sentent négligées", poursuit Fouad Bougrine. "De plus, les travailleurs concernés ne savent pas encore quel est leur salaire et doivent se contenter d'un quart de ce qu'ils recevaient en chèque-repas chez Swissport."

Si Alyzia jouit d'une bonne réputation auprès des syndicats en France, cela risque de ne pas être le cas à Brussels Airport "en raison d'une mauvaise approche et de nombreuses incertitudes", met en garde le secrétaire syndical. Il pointe ainsi du doigt la désignation d'un ancien directeur de Swissport à la direction des opérations d'Alyzia à l'aéroport de Zaventem. Fouad Bougrine craint d'éventuels "abus comme à l'époque de Swissport".