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Près de 5.000 évadés fiscaux français se sont rapprochés du ministère des Finances au cours des derniers mois dans le but de régulariser leur situation alors que le gouvernement socialiste prévoit d'alourdir les sanctions contre les fraudeurs, affirme samedi le journal Le Parisien.

"La Direction nationale de vérification des situations fiscales (DNVSF), chargée des particuliers à très hauts revenus et patrimoine (professions libérales, célébrités du sport et du show-business), a vu affluer, ces derniers mois, des demandes volontaires de régularisation", indique le quotidien. Selon ses informations, "près de 5.000 contribuables français" ont demandé à "connaître les modalités d'un rapatriement de leurs avoirs et les pénalités encourues".

Ces évadés "repentis" proviennent surtout de Suisse, "mais également d'autres paradis fiscaux", selon le Parisien. Le ministère du Budget, contacté par l'AFP, n'a pas souhaité faire de commentaires sur ces informations.

Un projet de loi de lutte contre la fraude fiscale et la grande délinquance économique et financière doit être débattu la semaine prochaine par les députés français. Porté par le gouvernement socialiste, il prévoit d'alourdir les sanctions pénales à l'encontre des contribuables reconnus coupables d'évasion fiscale.

En mai, le ministre du Budget Bernard Cazeneuve avait averti qu'il n'y aurait "ni amnistie ni cellule de régularisation. Il doit y avoir un processus transparent, de droit commun", avait-il indiqué.

Entre avril et décembre 2009, une cellule de régularisation avait été mise en place par le précédent gouvernement de droite. Elle garantissait l'impunité pénale et l'anonymat avait permis à l'Etat de récolter 1,2 milliard d'euros en régularisant 4.600 dossiers. Quelque sept milliards d'euros déposés sur des comptes à l'étranger avaient alors été rapatriés en France.