Onze chambres de commerce étrangères font campagne en faveur de la Belgique.

Charles Michel n’en espérait sans doute pas autant… Hier soir, dans un hôtel luxueux du centre de Bruxelles, le Premier ministre a reçu un fameux coup de pouce de la part de représentants de grosses sociétés étrangères actives en Belgique. Ils étaient plus de 200 à s’être réunis pour proclamer leur attachement à la Belgique.

L’initiative, baptisée "#Yes2Belgium", émane de la chambre de commerce américaine en Belgique. L’AmCham a entraîné, dans son sillage, dix autres chambres de commerce présentes en Belgique (Chine, Brésil, Canada, Grande-Bretagne, etc.). Avec un message, porté par Howard Liebman, président de l’AmCham Belgique : "La Belgique reste un endroit exceptionnel pour vivre et travailler."

M. Michel fait de son mieux

Ce message avait été lancé une première fois en février, alors que la Belgique vivait sous la menace d’actes terroristes. Le club des onze chambres de commerce avait alors cru utile de publier une "lettre ouverte" dans laquelle elles expliquaient les raisons de l’attachement de leurs membres - plus de 1 000 entreprises et près de 700 000 emplois créés en Belgique - à notre pays.

On connaît malheureusement la suite. Le 22 mars, un double attentat frappait Bruxelles et, dans la foulée, on assista à un mouvement de "Belgium bashing" dans de nombreux médias étrangers. La Belgique était soudainement devenue un "failed state".

"Nous soutenons pleinement le gouvernement belge dans son combat contre le terrorisme afin de garantir la sécurité et la stabilité, a insisté M.Liebman. Ce gouvernement fait aussi de son mieux pour respecter ses engagements envers les entreprises."

Un gouvernement "business friendly"

Dans sa réponse, le Premier ministre n’a pu que se réjouir de ce "#Yes2Belgium". Il en a aussi profité pour rassurer les investisseurs étrangers en énumérant les avantages que leur offre la Belgique et les mesures déjà prises par son gouvernement pour favoriser le climat des affaires.

"Au cours des dix-huit derniers mois, nous avons franchi des étapes importantes pour réformer notre économie, notre marché du travail et notre système fiscal", a souligné Charles Michel, ajoutant qu’il était encore nécessaire de consolider "notre position en tant que destination ‘premium’ pour le business". Et Le Premier ministre de conclure : "Notre gouvernement est favorable aux entreprises et nous voulons soutenir les investisseurs." P.-F.L.