Le responsable de la communication du géant de l'aéronautique Boeing, Niel Golightly, a démissionné jeudi de ses fonctions pour un texte sur la place des femmes dans l'armée qu'il avait rédigé il y a plus de trente ans.

Cette décision fait suite à la plainte d'un employé "portant à l'attention du groupe un article sur l'opportunité de laisser ou non les femmes servir au combat qu'il avait écrit en 1987 alors qu'il était dans l'Armée", explique l'entreprise dans un communiqué.

M. Golightly, arrivé à son poste en début d'année, a lui-même reconnu que ce texte représentait "la contribution malavisée à un débat en cours à l'époque d'un pilote de la Marine de 29 ans en temps de Guerre froide", et que son argumentation était simplement "erronée et insultante".

"Cet article ne reflète pas qui je suis aujourd'hui mais j'ai toutefois décidé, dans l'intérêt de l'entreprise, de démissionner", indique-t-il dans le communiqué.

Egalement cité dans le document, le patron de Boeing David Calhoun dit avoir "discuté longuement" du texte en question avec M. Golightly "et de ses implications pour son rôle en tant que principal porte-parole de la compagnie".

"Je tiens à souligner l'engagement implacable de l'entreprise en faveur de la diversité et de l'inclusion dans toutes ses dimensions, et pour garantir que tous les salariés aient accès aux mêmes opportunités pour travailler et exceller", a souligné M. Calhoun.

Cet épisode intervient quelques semaines après le meurtre aux Etats-Unis de George Floyd, un Afro-américain asphyxié par un policier blanc, qui a déclenché un mouvement mondial de manifestations pour dénoncer violences et inégalités criantes.

De nombreuses entreprises ont depuis assuré avoir entamé un examen de conscience et promis plus de diversité.

M. Calhoun avait indiqué dans un message adressé aux salariés début juin vouloir "intensifier le dialogue" sur le sujet de la diversité au sein de Boeing.