Sa nomination n’est pas passée inaperçue. Le 28 juin 2011, Christine Lagarde, alors ministre française de l’Economie, remplaçait Dominique Strauss-Kahn - embourbé dans un scandale juridico-sexuel - à la tête du Fonds monétaire international (FMI). Depuis, la Parisienne a fait son chemin au sein de l’une des institutions internationales les plus influentes au niveau économique mais aussi politique. Ce lundi, Christine Lagarde a fait un bref passage sur le campus Kulak à Courtrai, en Flandre-Occidentale, où elle a été faite docteur honoris causa de la KU Leuven. L’alma mater de Louvain a décerné ce titre à l’ancienne ministre française pour "son incroyable leadership en temps de crise" .

Un leadership qui est "reconnu à travers le monde", d’après les instances universitaires qui mettent en avant "sa vision claire et ses analyses lucides par lesquelles elle veut comprendre et s’attaquer à la crise financière mondiale". La Française est la première femme à occuper cette fonction au sein du FMI. "Christine Lagarde joue un rôle clé dans la politique économique internationale. A l’heure actuelle, c’est l’une des femmes les plus influentes de notre planète." En 2012, le magazine américain "Forbes" classe d’ailleurs la directrice du FMI à la huitième place dans sa liste des femmes les plus puissantes du monde. "Avec ce titre, nous voulons exprimer notre admiration et notre estime pour les compétences et le professionnalisme avec lesquels elle occupe son rôle" , a pour sa part déclaré Luc Sels, doyen de la faculté des sciences économiques. Ce dernier considère ainsi Mme Lagarde comme "un exemple à suivre pour nos étudiants en économie" .

A noter qu’une quarantaine de jeunes de Comac, le mouvement des jeunes du PTB, a perturbé la remise du prix en s’enchaînant devant les portes de la salle. Ils voulaient ainsi "prote ster contre cette récompense pour quelqu’un qui pousse les travailleurs européens vers la misère" . Christine Lagarde a, elle, commencé son intervention par une petite gaffe en félicitant Stefaan De Clerck (CD&V) pour sa réélection à la tête de Courtrai, alors que c’est Vincent Van Quickenborne (Open VLD) qui va prendre les rênes de la commune dès 2013. La directrice du FMI a poursuivi en évoquant les défis économiques actuels. "La crise nous définit, mais elle nous définit surtout par rapport à la manière dont nous la surmontons. Nous devons restaurer la croissance, créer de nouveaux emplois, mais nous devons également rétablir l’espoir dans la dignité."

R.Me. (avec Belga)