Entreprises & Start-up

En Mai 2005, les onze télédistributeurs wallons, qui n'avaient jusque-là jamais réussi à se mettre d'accord sur un rapprochement (hormis des collaborations techniques et une prise de contrôle commune de Be tv par le biais de la société ACM), annoncent leur volonté d'offrir des services de télévision, d'Internet et de téléphonie sous un "label unique". L'électrochoc, c'est la naissance de Belgacom TV... qui frappe un grand coup en raflant les droits télé du football belge au nez et à la barbe des câblos.

En octobre 2005, coup de théâtre : l'ALE et Brutélé décident de faire cavalier seul en créant un Groupement d'intérêt économique (GIE) pour fédérer leurs réseaux de télédistribution et lancer ensemble une offre "triple play". Ils se disent lassés des "atermoiements" et des "tergiversations" des autres câblos. Daniel Weekers, le patron de Be tv, parle quant à lui de "profondes divergences" entre les câblo-opérateurs wallons.

En Mars 2006, l'ALE et Brutélé dévoilent leur nouvelle marque commune : il s'agit de Voo (prononcez "vous"). Présente dès le mois d'août sur les maillots du Standard de Liège et du Sporting de Charleroi, celle-ci est lancée commercialement le 23 octobre 2006. Trois mois plus tard, l'ALE absorbe officiellement Brutélé, fusionnant ainsi les deux sociétés.

FIN 2006, Ideatel et les sept intercommunales mixtes qui contrôlent les autres câblos wallons retiennent l'offre liante de 475 millions d'euros déposée par Voo, au détriment de celles de Telenet et d'Altice. À noter que quelques mois plus tôt, le consortium ALE-Brutélé avait dynamité une première procédure de cession pilotée par la banque ING.