Impactées depuis six mois par la crise du coronavirus, elles reprochent aux autorités des mesures discriminatoires à l'encontre des organisateurs d'événements privés. Selon les professionnels du secteur, il y a une différence de traitement entre les événements privés et ceux ouverts au public: "un restaurant peut organiser un événement de 30 personnes en installant trois tables de 10. Ce n'est pas juste."

"Il n'est pas logique qu'un club de foot puisse organiser un événement accessible au grand public avec 200 personnes à l'intérieur et 400 en extérieur mais que cet événement soit limité à 10 personnes s'il se déroule sur invitation", explique pour sa part Me Vincent Letellier, qui a envoyé vendredi sa requête aux cabinets de la Première ministre, Sophie Wilmès, du ministre de l'Intérieur Pieter De Crem et au ministre des Indépendants, Denis Ducarme.

Le gouvernement dispose désormais de huit jours pour répondre à la mise en demeure. S'il ne le fait pas, une action sera alors déposée en référé devant le tribunal de première instance de Bruxelles.