La banque américaine Citigroup, l'un des établissements les plus touchés par la crise des "subprimes", a admis lundi réfléchir à des suppressions d'emploi, sans confirmer des informations de presse annonçant la suppression imminente de 5% à 10% de ses effectifs.

"Nous avons entamé un processus de planification par lequel les dirigeants de nos divisions étudient les moyens d'être plus efficaces et d'avoir des structures de coûts plus efficaces afin de repositionner nos activités en fonction de la réalité économique" actuelle, a déclaré Shannon Bell, une porte-parole du groupe. "Toute information de presse faisant état d'un chiffre particulier" concernant des suppressions d'emplois "n'est pas factuelle", a-t-elle ajouté. A la Bourse de New York, l'action de la première banque américaine par les actifs cédait 0,35% à 28,16 dollars vers 15H45 GMT.

La presse américaine rapporte depuis la fin novembre la préparation de nouvelles coupes claires au sein des effectifs de Citigroup, qui porteraient entre 5% et 10% des 320.000 postes existant dans le monde, en raison de l'affaiblissement du groupe avec la crise des "subprimes". Cet ordre de grandeur représente environ 17.000 personnes, soit le même nombre qu'annoncé en avril, lors de la première restructuration d'envergure dans l'histoire de Citigroup. Cette décision avait été à l'époque justifiée par la nécessité de réduire les coûts de fonctionnement et la structure du groupe.

Plus encore que d'autres banques, Citigroup a perdu beaucoup d'argent sur le marché des produits financiers structurés depuis l'été, notamment ceux adossés à des créances obligataires à risques. La banque a déjà fait savoir qu'elle pourrait devoir passer jusqu'à 11 milliards de dollars de dépréciations sur son portefeuille d'actifs au 4e trimestre. Selon sa concurrente Goldman Sachs, le montant des dépréciations à effectuer chez Citigroup pourrait même atteindre 15 milliards de dollars.