"Pour la première fois dans son histoire, Agoria, la fédération de l’industrie technologique, sera dirigée par une femme en Wallonie”, a communiqué la branche wallonne d’Agoria alors que Clarisse Ramakers en a pris la direction, en remplacement de Dominique Demonté.

Pourtant, à la question de savoir si elle a été choisie “parce qu’elle est une femme”, comme elle l’a demandé elle-même à son prédécesseur lors d’une conférence mardi matin, celui-ci a clairement indiqué que ce n’était pas le cas, que c’était “la cerise sur le gâteau” pour plus de représentativité. C’est bien son expérience professionnelle, diversifiée et déjà longue de vingt ans, qui ont pesé dans la balance.

Son expérience en tant que directrice d’étude de l’UCM (Union des Classes Moyennes), de présidente du conseil d’administration de l’Awex (Agence wallonne des exportations) et sa connaissance du “lobbying”, qui est “quelque chose qui ne s’improvise pas” comme le signale Dominique Demonté, ont joué en sa faveur. Ce dernier prendra pour sa part la direction du département Context (cellules politiques&lobby, service d’études, technologie…) pour l’ensemble de la Fédération.

“Passer à la vitesse supérieure”

Clarisse Ramakers, 43 ans, est originaire de la région liégeoise et a donc commencé sa carrière en 2001 au cabinet du ministre Charles Michel (MR), lorsqu’il était en charge des pouvoirs locaux pour le gouvernement wallon.

Sa priorité à la tête d’Agoria Wallonie sera surtout d’être à l’écoute des membres, actuels et futurs, de les représenter et de permettre, avec les décideurs politiques de créer un cadre politique optimal pour permettre la création et la croissance des entreprises technologiques en Wallonie”, signale la Fédération.

“Je vais d’abord prendre le temps de rencontrer nos membres et de les écouter sur leurs besoins ainsi que nos partenaires. La Wallonie a développé des plans sur des thématiques spécifiques. Je pense qu’on devra passer à la vitesse supérieure en travaillant sur un Plan économique et industriel wallon transversal. Si on veut réussir la Twin transition (digitale et écologique, NdlR.), la voix des entreprises technologiques doit être au cœur du débat. J’y veillerai”, déclare pour sa part la nouvelle directrice, qui a beaucoup de chantiers sur la table, dont le déploiement de la 5G en Wallonie et l’optimisation du plan de relance pour les entreprises du secteur.