CLASSE ECO | Retrouvez chaque jour les grandes nouvelles et informations principales du secteur de l'aéronautique et de l'aviation. Au programme, entre autres, ce lundi, la monstrueuse et complexe tâche à laquelle va (devoir) s'atteler Boeing, les compagnies qui cessent de vendre des billets pour la dernière rangée de sièges de leurs A320neo, les compagnies aériennes qui s'arrachent le Japon et le gros contrat des groupes belges Safran, Sabca et Ilias avec Lockheed Martin.


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Une tâche très difficile pour Boeing. En effet, l'avionneur américain a prévu de présenter son 737 MAX - cloué au sol depuis six mois après son immobilisation à la suite de deux accidents ayant fait 346 morts -, à la FAA (Federal Aviation Administration) au mois d'octobre. Si l'autorisation de voler à nouveau est accordée au 737 MAX, le géant américain devra dépoussiérer, contrôler et préparer plus de 250 appareils actuellement stationnés.


Et ce n'est pas tout puisqu'il faudra également reconfigurer les quelque 42 Boeing 737 MAX qui continuent de sortir de l'usine chaque mois. Entre le changement des fluides, le fait de faire tourner les moteurs et l'installation des nouveaux logiciels, Boeing estime qu'il faudra entre 100 et 150 heures de travail sur chaque appareil.

> Les compagnies aériennes s'arrachent le Japon, rapporte le site spécialisé Simple Flying . Qatar Airways a annoncé la relance de ses vols vers l'aéroport international du Kansai d'Osaka - qui devient peu à peu une véritable plaque tournante internationale - et les compagnies aériennes s'arrachent les créneaux horaires à Tokyo. En cause, en partie, l'accueil des Jeux Olympiques de 2020. Certains aéroport prévoient même un agrandissement futur pour faire face à la demande croissante.

> Condamner la dernière rangée de sièges de l'A320neo ? C'est ce qu'ont décidé, temporairement, certains exploitants à l'instar de la Lufthansa et British Airways, sur recommandation de l'’Agence européenne de la sécurité aérienne. En cause, le centre de gravité de l'avion. En effet, bien que "ces conditions n'ont jamais été rencontrées au cours des opérations", l'agence pointe du doigt, suite à une analyse du comportement et des lois sur les commandes de vol de l'A320neo, "une efficacité réduite de la protection de l'angle d'attaque lorsque l'avion est réglé dans certaines configurations de vol". 

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Ce faisant, de sorte à rééquilibrer l'appareil, Airbus a modifié ses manuels de vol et certaines compagnies ont restreint l'enveloppe du centre de gravité et ne proposent ainsi plus la dernière rangée de sièges à la vente. De son côté, l'AESA, souligne que tous les opérateurs ne sont pas touchés.

Déjà sur La Libre Eco:

> "Lockheed Martin, ça ne dépend que de vous !" Les groupes belges Safran, Sabca et Ilias ont passé un contrat avec le constructeur du F-35, pour un montant de plus de 3,6 milliards d'euros.

> L'Union européenne tape du poing sur la table et exhorte les Etats-Unis à accepter un accord pour mettre fin à 15 ans de conflit commercial entre Airbus et Boeing. Cet appel à la raison est notamment motivé par le fait que l'UE redoute l'imposition par Washington de nouveaux tarifs douaniers dans le cadre de cette bataille.

La bataille juridique entre Airbus et Boeing devant l'Organisation mondiale du commerce (OMC) a débuté il y a 15 ans, lorsque Washington a déclaré mort un accord américano-européen de 1992 régissant les subventions dans le secteur aéronautique. "Il y a déjà suffisamment de droits de douane dans le monde, alors s'imposer des droits de douane les uns aux autres, ce que l'OMC nous autorise à faire à proprement parler, ne serait pas une bonne solution", a déclaré Cecilia Malmström, commissaire européenne au Commerce.

> La compagnie Aigle Azur entre les mains du tribunal. Le tribunal de commerce d'Evry a décidé lundi la liquidation de la compagnie aérienne française Aigle Azur, plombée par les dettes, avec une poursuite de l'activité jusqu'au 27 septembre, mais acceptera de nouvelles offres de reprise jusqu'à mercredi minuit, a annoncé lundi sa présidente.

La compagnie aérienne avait été placée en redressement judiciaire, et avait dû suspendre à compter plusieurs de ses liaisons, laissant plusieurs centaines de passagers bloqués à l'étranger. Le 4 septembre, sur fond de bataille à couteau tirés entre actionnaire Frantz Yvelin, le PDG d'Aigle Azur, avait annoncé sa démission.

> Le personnel au sol de KLM une nouvelle fois en grève mercredi. Le mouvement aura lieu entre 13h et 17h, en raison du blocage des négociations avec la direction, a annoncé le syndicat FNV. Des mouvements de grèves avaient déjà eu lieu la semaine dernière, entraînant des dizaines d'annulations de vols ou de retards. Outre une hausse de 4% des salaires (KLM propose 2,54%), le syndicat demande également de meilleurs horaires de travail et davantage de personnel sous contrat à durée indéterminée. La compagnie a pour sa part estimé que les grèves avaient déjà coûté "des dizaines de millions d'euros" par jour.