Le refus de l'Allemagne est "assez incompréhensible quand on sait que deux des plus grands créanciers de la Grèce sont des banques allemandes", a déclaré M. Cohn-Bendit sur France Info. "On fait de la politique intérieure en ce moment en Allemagne", a-t-il ajouté faisant allusion aux élections régionales qui doivent avoir lieu en mai en Rhénanie-Westphalie.

Mais, selon l'eurodéputé franco-allemand, "à la fin, il est évident que l'Allemagne participera et donc tout cela est un jeu d'ombres chinoises incompréhensible et politiquement très bête".

"Depuis le début de la crise financière, on s'aperçoit que l'Allemagne joue la carte du souverainisme économique, du nationalisme économique", a-t-il déploré.

Le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, a rejeté lundi le versement d'une aide financière à la Grèce sans qu'Athènes ait présenté d'abord un programme crédible de réduction de son déficit.