L’indépendant a la possibilité de moduler ses paiements selon l’évolution de sa situation financière.

Si, au cours de l’année, l’indépendant estime que ses revenus seront supérieurs à ceux qui ont servi de base au calcul de la cotisation (reprise sur l’avis d’échéance), il peut choisir de payer plus. Il lui suffit de contacter sa caisse d’assurances sociales qui adaptera les cotisations sur base de son revenu estimé. Cette mesure de prévention permet d’éviter une régularisation trop importante, lorsque sa caisse aura connaissance des revenus réels de l’année concernée.

Si les cotisations qui sont réclamées à l’indépendant en 2019 sont basées sur des revenus de 2016 et que ceux-ci sont plus élevés que ceux dont il va bénéficier en 2019, il peut demander à les réduire. Il devra alors prouver que ses revenus vont diminuer en dessous de planchers de revenus définis et fixés par la loi. Il est donc important que l’indépendant introduise une demande motivée accompagnée d’éléments objectifs auprès de sa Caisse d’assurances sociales et démontrer le bien-fondé de sa démarche.

Conditions

La réduction de cotisations ne s’applique donc pas dans tous les cas. Si les revenus de l’indépendant sont supérieurs aux planchers de réduction définis par la loi, il sera tenu de payer les cotisations qui lui ont été réclamées, même si cela ne correspond pas à ses revenus de l’année en cours.

Exemple : en 2019, la caisse d’assurances sociales va calculer des cotisations basées sur le revenu de 2016 de 40.000€. Or, le revenu prévu de 2019 est seulement de 25.000 €. L'indépendant peut demander une réduction de cotisations sociales. Celles-ci seront alors calculées sur le plancher de 27.694,78 €. Le montant payé en 2019 sera recalculé définitivement dès réception des revenus de 2019 communiqués par le fisc.