La plateforme de service de streaming vidéo Netflix a annoncé une levée de deux milliards de dollars pour renforcer son catalogue. C'est la troisième fois, en un an, que le leader mondial du streaming vidéo a recours à ce type d'opération.

Dans un communiqué, l'entreprise explique qu’elle utilisera ces fonds pour financer "les acquisitions, la production et le développement de contenu, les dépenses en immobilisations, les investissements, le fonds de roulement ainsi que les acquisitions et transactions stratégiques potentielles."

La plateforme est contrainte de diversifier davantage ses contenus afin de fidéliser ses abonnés et en attirer de nouveaux. Jusqu'à présent, la stratégie de Netflix a payé. Chaque trimestre, le parc mondial d'abonnés payants du groupe grimpe. Celui-ci s'élève aujourd'hui à 158,3 millions.

Netflix a d'ailleurs battu son record cette année, en dépensant près de 15 milliards de dollars dans les contenus vidéos. Une dépense nécessaire avec l'arrivée de nouveaux concurrents comme Apple TV+ et Disney+.  

Cette concurrence pèse d'ailleurs sur le cours de l'action du groupe américain, particulièrement ces six derniers mois. 

Le groupe fait face à un flux de trésorerie négatif depuis quelques années. Il était de 2 milliards de dollars en 2017 et va encore reculer à 3,5 milliards. Un mal nécessaire pour le directeur du groupe qui justifie cette politique : "Lorsque nous produisons une série comme "Stranger Things", il faut d'abord dépenser beaucoup de capital, mais les revenus affluent pendant de nombreuses années".

Certains analystes financiers prédisent que le groupe ne repassera pas dans le vert avant 2021, voire 2022, selon Les Echos. En attendant, la dette à long terme du groupe va atteindre un nouveau pic historique, à près de 14,5 milliards de dollars. Soit presque trois fois plus qu'il y a deux ans.